jeudi 14 septembre 2017

Manifestation contre la loi travail 2 à lyon, la solidarité plus forte que la matraque !



Mardi 12 septembre était la première journée d’action contre la loi travail 2 à l’appel de la CGT, SUD solidaire et l’UNEF, une nouvelle loi qui d’après Macron est une " avancée sociale". Ces nouvelles réformes, qui passeront au vote le 22 septembre en conseil des ministres, ne sont ni plus ni moins que des attaques de plus contre les droits des salarié-e-s du public comme du privé venant compléter la loi el Khomri.
Macron avait donné le ton quelques jours avant la journée d’action en annonçant que seuls les fainéant-e-s refusaient ce qu’il appelle des « modernisations » de la société. C’est donc entre 10 000 et 15 000 fainéant-e-s qui se sont retrouvés devant la manufacture des tabacs à Lyon pour une grosse manifestation. La CGT a réussi a énormément mobiliser, les cortèges se mettent en place, les CRS, gendarmes mobiles aussi, accompagné de leur indispensable hélicoptère de surveillance/fichage.
A coté du cortège de tête CGT, le groupe habituel sans étiquette se met en place. Le départ est donné, et comme durant les manifestations contre la loi el khomi, les sans étiquettes passent devant pour ouvrir la marche. A peine 10 mètres plus loin, les CRS et gardes mobiles foncent sur le groupe de tête et l’encerclent, sachant qu’aucunes provocations, ni autres agissements « délictueux » n’a eu lieu. La tension monte d’un coup, ça se bouscule, se pousse, quelques coup de boucliers donnent le ton de la suite. La manifestation se retrouve donc immobilisée. On apprend que cette manœuvre policière n’a pour but que d’isoler des « casseurs/casseuses » qui auraient été reconnu-e-s. Le lendemain dans la presse on nous présentera cela comme des arrestations préventives de personnes susceptibles de « menacer l’ordre public », dormez tranquille braves gens la police veille.
Le groupe nassé, après quelques minutes, décident de tenter une sortie par la force, d’autres groupes à l’extérieur voyant ça en profitent pour, de leurs côtés, essayer d'ouvrir des brèches pour libérer les camarades encerclés. Les coups de matraque et de télescopique pleuvent de tout part sur les manifestant-e-s, s’en suit un gazage en règles des premières lignes de la manifestation. Lors de ces assauts, plusieurs manifestants furent blessés, principalement à la tête.
Tout le monde se regroupe et tente de revenir à la charge pour sortir nos camarades de la nasse. Une fois de plus nous sommes repoussés par les lacrymo et matraques. Les flics, à grands coup de boucliers, tonfa et autres armes contondantes décident d’emmener le groupe nassé quelques dizaines de mètre plus loin dans une petite rue à toute vitesse. La manifestation leur emboite le pas et se retrouve devant cette petite rue pour demander la libération des personnes encerclées. La ruelle étant tellement fliquée qu’aucune action physique n’est possible, il est décidé de bloqué la manifestation, elle ne partira pas sans la libération des camarades. Beaucoup de personnes se massent contre le cordon de CRS, crient, chantent pour soutenir les interpellé-es. La tension monte quand le service d’ordre de la CGT, surement sur ordre de leurs chefs, décide que la manifestation doit continuer et tente de faire avancer le camion de tête de cortège, sachant pourtant que nombre de ses militants ne voulaient pas bouger et demandaient aussi la libération immédiate des camarades. Des manifestant-e-s s’interposent physiquement et bloquent toute avancée, les discussions sont houleuses et ça se bousculent entre service d’ordre CGT et manifestant-e-s. De toute façon rien ne bougera sans libération des personnes nassées. Après un bon moment de tension et voyant notre détermination, la CGT décide finalement d’ouvrir des négociations avec la police pour débloquer la situation. Après plusieurs dizaines de minutes, la CGT annonce qu’il y aura libération que si le cortège avance. La CGT annonce qu’elle accepte en mettant une condition, si au bout de 100 mètres rien ne bougent du côté flic, la manifestation stoppera. Bon nombre de personnes restent au contact du cordon de CRS pour continuer à mettre la pression, une fanfare CGTiste les rejoints et met en musique les slogans de soutien. Les interpellé-e-s sont libéré-e-s au compte-goutte avec une fouille préalable, la négociation de libération sans demande d’identité ayant été acceptée côté flics. Ce n’est qu’au bout de 2h30 que la manifestation pu repartir plus déterminée que jamais au quasi complet, car 2 personnes nassées furent emmenées au poste. Une autre fut interpellée en tête de cortège un peu plus loin. La fin de parcours se fit sans pb majeur.
On peut noter que cette intervention policière n’avait pour unique but que d’interpeller un maximum de personnes du cortège sans étiquette et dans le même temps mettre la pression sur celles et ceux qui auraient voulu s’y placer. On notera bien évidemment aussi que lyon, ville de notre cher et tendre ministre de l’intérieur, G. Collomb du PS, encore peu maire de la ville, est bien connu pour sa farouche opposition à tout mouvement de contestation dans sa ville. Il est aussi un fervent instigateur et défenseur de la vidéo surveillance, de l’expulsion manu militari de tout squat ou lieux alternatifs sur sa ville, de la gentrification des derniers quartiers populaires du centre ville, de la droitisation extrême de la vie politique lyonnaise, … On pourra noter aussi que ce brave homme est à l'origine, sous la houlette de son gourou Macron, du projet de loi ultra sécuritaire appeler à remplacer les mesures de l'état d'urgence par des lois qui entreront dans le droit commun à l'automne après vote de l'assemblée, tout acquise au "petit bonapart emmanuel".
On peut quand même retenir 2 choses positives de cette journée d’action, premièrement beaucoup de personnes sont prêtes à descendre dans la rue et se battre pour défendre leurs droits. Deuxième chose, la solidarité sans faille des manifestant-e-s envers les interpellé-e-s a permis leurs libérations, chose qui à coup sûr, n’était pas au programme des flics, et cela en fait une grande victoire. La lutte continue le 21 septembre ...
Juste une étincelle noire – Fédération Anarchiste Lyon

dimanche 3 septembre 2017

Rest in Power Heather Heyer !


Communiqué de la Fédération Anarchiste suite à la nouvelle vague de répression à Bure

La Fédération Anarchiste soutient les initiatives prises depuis longtemps à Bure contre l’enfouissement, dans des conditions inopérantes pour des dizaines de milliers d’années, de déchets nucléaires en « couche profonde ».

Depuis toujours, la Fédération Anarchiste dénonce la société nucléarisée, qui nécessite un système autoritaire, opaque et militarisé. Imposée aux populations par des États désirant posséder la bombe atomique, l’énergie nucléaire entraine désastres financiers et catastrophes humaines et laisse à des milliers de générations la gestion de déchets radioactifs mortifères

Le week-end du 15 août a été l’occasion d’un rassemblement militant contre la mise en place de ce puits de la mort. Assez rapidement, les affrontements sur les lieux ont éclaté, suite aux provocations des forces du désordre au service d’un État policier, trop contentes de pouvoir user de leurs armes : les lanceurs de grenades assourdissantes. Qui, nous le savons, se transforment rapidement en outils de mutilation.

Lors de ces affrontements, Robin, militant, a été blessé au pied par une de ces grenades. Blessure très grave comme il en témoigne lui-même : « Mon pied est dans un sale état, la grenade l’a creusé sur une profondeur de 3 cm et un diamètre de 13 cm. Les os sont pour la plupart brisés. Certains ont même disparus, pulvérisés. La chaussure a été explosée, le plastique a fondu et s’est engouffré dans la plaie, si bien qu’une infection est probable, ce qui nécessiterait l’amputation des 5 orteils » (1)

La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien à Robin dans cette épreuve, et plus largement à toutes celles et ceux qui luttent contre l’état et son monde nucléaire.

23 août 2017
(1) Source : https://nantes.indymedia.org/articles/38357

Communiqué Fédération Anarchiste : Charlottesville, l’extrême droite tue … une fois de plus

Une fois de plus, l’extrême droite nous montre son vrai visage de haine.

Samedi 12 août 2017 à Charlottesville, aux États-Unis, une voiture conduite par un participant à la « marche des suprémacistes blancs » a foncé sur la manifestation anti-raciste, tuant Heather Heyer, 32 ans, et blessant 34 personnes.

La veille au soir, déjà, lors d’une marche au flambeau rassemblant au cours de laquelle s’étaient rassemblés des groupuscules néonazis, identitaires, suprématistes blancs sur le campus de la ville,ils avaient ouvert les hostilités en attaquant étudiant-e-s et habitant-e-s de la ville qui s’opposaient à ce rassemblement.

Le 12 au matin, plusieurs centaines d’extrémistes de droite se sont rassemblés pour protester contre le déboulonnement prévu d’une statue glorifiant un général esclavagiste sudiste. Certains d’entre eux, pour l’occasion, étaient habillés en tenue paramilitaire, armes semi-automatiques en bandoulière, d’autres étaient armés de boucliers et matraques en tout genre. Des affrontements ont éclaté un peu partout autour du lieu du rassemblement avant même son commencement entre extrémistes de droite et militant-e-s anti-racistes. Suite à cela, ce même rassemblement fut enfin interdit et évacué. C’est peu de temps après l’annonce de l’annulation que l’extrémiste de droite a décidé de foncer délibérément sur la foule anti-raciste.

Aux USA, comme en France, les groupuscules d’extrême droite décomplexés se sentent tout-puissants grâce notamment aux victoires électorales, n’hésitant plus à attaquer et tuer des militants anti-racistes.

Rappelons que Trump a été élu grâce à cette Amérique blanche raciste des États du Sud. On peut noter qu’à l’annonce de l’assassinat la première allocution de Trump visait à condamner la violence qu’il y avait eu de part et d’autre, sans faire mention de l’assassinat et tentative de meurtre volontaire sur les manifestants anti-racistes, comme si la défense des libertés était du même ressort que son attaque.

Ce n’est que deux jours plus tard et sous la pression populaire et internationale, que Trump décide à contre- cœur de condamner cet acte et de sembler reconnaître que « le racisme, c’est mal ». Mais encore deux jours plus tard, le 15 aout, Trump ré-affirme sa première vision des choses, rejetant dos à dos les nervis d’extrême droite et les anti-racistes, joutant même qu’un des deux camps (celui des fachos) était venu manifester pacifiquement. La nouvelle intervention du président des États-Unis a été aussitôt saluée par un ancien responsable du Ku Klux Klan, David Duke, qui a vanté son "courage" pour avoir mis en cause selon lui "le terrorisme gauchiste" du mouvement Black Lives Matter né en réaction contre les violences policières subies par les Afro-Américains. On voit nettement où vont les préférences du nationaliste raciste Trump.

Le gouverneur de l’Etat (la Virginie), le démocrate Terry McAuliffe a condamné en revanche clairement et immédiatement l’attentat, déclarant les suprématistes indésirables : « Nous ne voulons pas de vous ici. « Vous n’êtes pas les bienvenus dans ce grand État. Vous êtes la honte. » Il avait déjà appelé à ne pas participer à ce rassemblement Unite The Right aux idées "abjectes". Même ce catho de droite, qui le 7 juillet dernier a refusé la grâce à William Morva malgré sa soi-disante conviction contre la peine de mort, a fait mieux que la classe politique française dans son ensemble dont on notera sans surprise le silence assourdissant s’agissant de condamner cet acte clairement raciste et attentatoire à la liberté.

La Fédération anarchiste tient a apporter tout son soutien aux victimes et aux familles de cet acte raciste, barbare et rappelle que la lutte contre tous les racismes doit continuer plus que jamais partout dans le monde.

Solidarité anti-raciste internationale !


How to Punch a Nazi

Report: Solidarity Demo in #Amsterdam for #NoG20 Prisoners

Earlier tonight people took the streets in Amsterdam, Netherlands, to protest in solidarity with the NoG20 prisoners.



Image: Tonights solidarity demo in Amsterdam, Netherlands. Image by Indymedia NL.
Published by Enough is Enough.
Note: Enough is Enough is not organizing any of  these events, we are publishing this text for people across the US and Europe to be able to see what is going on and for documentation only.
You will find all our No G20 stories here.
Report: Solidarity Demo in Amsterdam for NoG20 Prisoners
Earlier tonight people took the streets in Amsterdam, Netherlands, to protest in solidarity with the NoG20 prisoners. Earlier this week a Dutch comrade was convicted to a 2 years and 7 months long jail sentence.
Anti-Fascist Action (AFA) Nederland wrote on their Facebook page: “Earlier this evening more than 80 individuals walked a short but loud and powerfull spontaneous demonstration through the city centre of Amsterdam in solidarity with all arrested and prosecuted in connection to the G20 summit in Germany.
Across the main shopping street a banner was hung and fireworks where lit. Before the police could collect themselves to repress the demo they disbanded and disappeared into the crowds. Our passion for freedom is stronger than your prisons!”
The 21 year old Dutch comrade was accused of having thrown two empty beer bottles at one cop after hundreds of riot cops blocked and attacked the “Welcome to Hell” demonstration on July 6 in Hamburg. There was no evidence against the comrade. During the trial it became clear that the main “proof” are testimonies by 2 cops who described the individual who threw the bottles as a person with dreadlocks. The 21 year old that was convicted on Monday has no dreadlocks. His laywer will appeal.
On Tuesday a 24 year old Polish comrade was convicted with a 6 months suspended jail sentence. It isn’t even clear if this comrade was even planning to join the NoG20 protests. He was arrested in downtown Hamburg on July 8, about 70 minutes before the final and peaceful NoG20 demo started. He was accused of having a fire cracker, pepper spray, “typical scene clothes”, diver eyeglasses and 2 marbles in his backpack. His lawyer will also appeal.
Another 108 people are currently still awaiting trial, as far as we know 28 people are still in pre-trial detention. On September 3 there will be a demonstration to the JVA Billwerder prison in Hamburg. For more details about Sundays demonstration, click here.


Source : https://enoughisenough14.org/2017/08/31/report-solidarity-demo-in-amsterdam-for-nog20-prisoners/

mercredi 16 août 2017

Lesbiennes, nous sommes les clandestines

Article publié dans Le Monde libertaire 1782 - du 15 octobre au 14 novembre 2016
Lorsque mon amie Mélusine m’a proposé d’écrire un article pour ce numéro consacré aux problématiques "LGBT", ma première réaction a été de me dire qu’en tant que lesbienne et féministe radicale, je ne me reconnais pas et je ne me suis jamais reconnue sous cet intitulé LGBTQ... I... Y... Z... et plus si affinités ! Trop de lettres dans une formule qui, une fois de plus, vise à ensevelir les femmes sous un fourre-tout mélangeant femmes et hommes, de tous bords politiques, diluant les préoccupations, l’Histoire et les spécificités du vécu des femmes. Femmes otages de revendications politiques qui ne sont pas les leurs. Défiler derrière une banderole portant des mots d’ordre pro-prostitution ou encore pro-GPA, lors de marches des fiertés, censées représenter TOUTES les lesbiennes. Nous menant ainsi tout droit à la coupure d’empathie et au sabotage de la sororité si vitale pour les femmes, opprimées et sacrifiées au nom de la toute-puissance libérale patriarcale !
Femme-ventre, femme-oreille, femme-vagin, femme-épaule, femme-petites-mains, femme-faire-valoir...
L’illusion, aussi, qu’il suffirait de vouloir inverser le rapport de force et que l’on pourrait adopter les codes des oppresseurs pour parvenir à changer la donne. Joliment briqués derrière une vitrine des plus fun et branchouille, intitulée "performances de genre" !
À mesure que je fréquentais le milieu LGBT, force était de constater qu’il contribue avant tout à cultiver chez les lesbiennes une certaine dose de misogynie, les rendant dissociées, alliées des hommes gays, mais surtout pas de toutes les femmes ni d’elles-mêmes ! "Ne me libérez pas, je m’en charge !" disaient nos soeurs d’hier ! Avons-nous donc oublié ?
Et puis, j’ai pensé à l’émotion que j’ai ressenti, cet été, à l’annonce si discrète de la mort de Françoise Maillet-Joris, autrice qui m’était jusqu’alors inconnue. Aucun article ne la présentait comme faisant partie de l’Histoire des cultures lesbiennes, pas plus que comme ancienne Compagne de Marie-Paule Belle. Dans le texte : "celle qui a vécu avec", "sa collaboratrice", mais pas CELLE QU’ELLE A AIMÉE, SON AMOURE, SA COMPAGNE. Il avait dû falloir pourtant une bonne dose de courage à cette femme, alors âgée de 19 ans, pour publier en 1951 un premier roman lesbien, "le rempart des béguines", alors que Françoise Sagan, derrière "Bonjour Tristesse", resterait longtemps contrainte à se dissimuler dans un placard à double fond ! Une fois de plus, les médias effacent l’identité lesbienne de ce parcours de femme, jusqu’après sa mort et, par conséquent, nous empêchent d’écrire notre Histoire, plus encore que l’Histoire du Peuple des Femmes.
Nous sommes les clandestines !
- Maman a prévu deux petits lits séparés de hauteurs différentes, dans la chambre, pour scinder notre couple jusque dans notre intimité.
- Ma compagne refuse que je décroche le téléphone filaire de notre appartement, qui lui sert de lieu de travail. Ses collègues pourraient comprendre...
- Je n’ai pas pu accompagner ma compagne lors du voyage annuel offert par sa boite dans un luxueux hôtel Marocain. Les cadres étaient invités à profiter de ce moment de détente avec leur conjoint, mais moi je n’ai pas d’existence...
- Mon nom ne figure pas sur la porte de l’appartement, pas plus que sur le bail. Nous avons craint les représailles lesbophobes.
- Nos regards restent en alerte dans l’espace public, et nos mains se lâchent brutalement au moindre signe de haine lesbophobe.
- Nous ne pouvons pas nous embrasser librement lors des départs sur les quais de gare. Les regards insistants me mettent mal à l’aise.
- Ma vie est un coming-out permanent : travail, médecin, administrations...
- Nous n’avons pas d’Histoire.
- Au Collège, les cours d’éducation sexuelle étaient hétéronormés. J’ai longtemps pensé être une femme sans désir.
- Le cinéma ne nous représente pas, ou nous vole tout ! Femme aux cheveux bleus. "le bleu est une couleur chaude", oeuvre de Julie Maroh pillée, piétinée... Abdellatif Kechiche... homme se croyant légitime à représenter des amoures lesbiennes, nous instrumentalisant au bénéfice des désirs masculins.
- Violette Leduc n’a pas fait partie des autrices à découvrir lors de mon cursus en Bac Littéraire et, pourtant... Et pourtant...!
- Les sites de rencontres proposent les cases "bi curieuse", "active", "passive", pour ne jamais inviter les femmes qui font le premier pas vers elles-mêmes à se reconnaître tout à fait.
- Bouleversée à la lecture d’un rare témoignage d’une femme ayant perdu sa compagne. Je réalise que je n’avais aucune représentation du deuil pour un couple lesbien. Aucun magazine ou autre média ne m’en a donné la possibilité. Pourtant, nous sommes confrontées aux mêmes affres de la vie, de même que nous vieillissons aussi.
Où sont ces femmes ?
- La première fois que j’ai embrassé une femme, j’ai pensé "c’est mal, mais qu’est-ce que c’est bon !"
- À 15 ans, dans ma petite ville natale, je n’avais aucune possibilité d’identification à des lesbiennes, pas de mots pour imaginer ou vivre ma réalité. À 19 ans j’ai dû partir !
- À 15 ans j’étais lesbophobe, parce que colonisée par le système patriarcal dans lequel je baignais comme toutes individues. J’avais déjà intégré la haine des femmes et de mon lesbianisme.
- La gynécologue m’a débité un questionnaire hétéronormé et a parue gênée, lorsque je lui ai dit que je n’étais pas concernée.
- À la réception de l’hôtel, face au regard intrusif du réceptionniste, ma compagne, envahie par la honte, m’a fait passer pour sa nièce.
- À la pause entre collègues je ne partage pas les anecdotes sur mon quotidien. Les miennes auraient un goût de désordre.
- Je suis femme, lesbienne, et ainsi érigée, je suis un affront.
- Elle dit qu’elle a eu un béguin, une attirance pour une femme, mais elle était bien jeune..., enfin c’était avant ...!
- Elle est en colère contre elle-même d’être troublée par une femme. Elle dit que c’est trop tard. On ne devient pas lesbienne à 50 ans, ça ne se fait pas !
- On m’a souvent dit que je ne faisais pas lesbienne !
- Elle dit, concernant le partage charnel entre femmes, que de nos amours hors-normes, tout reste à inventer, et j’aime cette idée !
Reconnaissons-nous femmes, amies, amoures et soeurs, dans un espace sécure, que nous nous offrons, pour nommer, dire, partager, ressentir, s’écouter, s’écrire, se définir, se préférer, se choisir, se soutenir, et amorcer ainsi un nouveau virage. Car c’est bien de cela dont il s’agit et dont nous avons vitalement besoin !
Esquisser ensemble les contours de la sororité pour ne plus être les clandestines aux consciences mutilées !
Periquita

Moscow Death Brigade "Brother & Sisterhood"


Soutien à la communauté homosexuelle Tchétchène


Re-prenons nos vies en mains, Fédération Anarchiste


Non à la loi travail + Mort aux rats du Gud


dimanche 13 août 2017

Un mort à Charlottesville : Pourquoi la droite peut maintenant nous tuer

Le site américain CrimethInc a fait un texte sur l’attaque de Charlottesville et sur ce qui a amené à cette situation prévisible. Des rassemblements spontanés ont été organisés un peu partout dans le monde dès l’annonce de l’attaque, d’autres rassemblements sont prévus, n’hésitez pas à nous envoyer vos initiatives. Ni Oubli Ni Pardon :

Aujourd’hui, à Charlottesville en Virginie, des participantEs à un rassemblement fasciste sont passéEs à l’acte après les menaces, en conduisant une voiture contre la foule, tuant au moins une personne.

Nous ne sommes pas surprisEs.

En novembre, pendant le Standing Rock, la police avait failli arracher le bras d’une jeune fille de 21 ans, Sophia Wilansky, avec une grenade à concussion (qui produit une puissante onde de choc).
Les autorités du Dakota Nord n’avait alors pas répondu en condamnant la police pour ces violences, mais en proposant un projet de loi qui légitimerait les conducteurs amenés à renverser des manifestants.
Lors d’une manifestation antifasciste à Seattle en janvier, au moment de l’investiture de Trump, un militant de Alt-right avait tiré et blessé au ventre Hex, un manifestant anti-fasciste, membre du syndicat IWW (Industrial Workers of the World), non armé, l’envoyant plusieurs semaines à l’hôpital. La police avait initialement refusé de mettre en examen le tireur pour crime, tout en continuant de condamner, et de réprimer les manifestantEs antifascistes.
Après ces coups de feu à Seattle, nous avions écrit que le alt-right était « en train de travailler activement pour donner un élan à la création d’un mouvement fasciste, qui ne s’arrêterait pas sans meurtres ».



Heather Heyer assassinée par un nazi ce 12 août 2017

Aujourd’hui le meurtre d’une militante antifasciste est le premier à se produire pendant une manifestation. Ce ne sera probablement pas le dernier.
Quand l’État passe le message que la police mais aussi des totalitaristes peuvent librement attaquer et blesser ceux qui protestent contre le racisme et l’injustice, personne ne devrait être surpris que cela se reproduise.
Quand l’État change ses lois pour permettre de tuer des manifestantEs avec des véhicules, personne ne devrait s’étonner que le alt-right réponde à l’invitation.
Pendant ce temps, le gouvernement a l’intention d’utiliser cette tragédie pour consolider sa position. Trump a condamné la haine et le sectarisme « aux différentes facettes », en entretenant le flou sur l’identité de ceux et celles qui perpétuent des violences et de ceux et celles qui les subissent, ainsi que sur les valeurs qui opposent les antifascistes et la haine des fascistes. Melania Trump est intervenue pour rappeler que « rien de bon n’émerge de la violence » – mettant de nouveau sur le même plan l’engagement antifasciste et le crime fasciste – pendant que son mari ravive la menace d’une catastrophe nucléaire, en conduisant le monde au bord du gouffre.
Et pendant que nos amis saignent dans les rues ou refroidissent à la morgue, les violences néonazies inexcusables atteignent un niveau qui n’avait pas été vu depuis des années, et le maire de Charlottesville nous dit de « rentrer à la maison ». Il ne peut pas venir et dire « un néonazi a tué une personne qui se battait contre la suprématie blanche pendant que j’étais là et que je ne faisais rien ». Alors il a diplomatiquement déclaré qu’ « une vie avait été perdue », comme un trousseau de clé que l’on aurait égaré, au lieu de dire qu’un horrible acte de violence raciste venait d’être délibérément commis.
Le discours autour de ‘la loi’ et de ‘l’ordre’ fonctionne de la même façon, que ce soit dans la bouche des libéraux comme le maire Signer, ou dans celle des zélateurs du culte de Blue Lives Matter. Il s’appuie sur nos peurs de la violence et du chaos pour nous convaincre que la seule alternative est d’accepter le status quo économique, politique, et racial, défendu par une surveillance et un contrôle toujours accrus.
Mais nous devons prendre conscience que ce sont leurs lois et leur ordre qui génèrent précisément cette situation – une situation dans laquelle les profits des entreprises pétrolières et gazières valent plus que la vie des défenseurs de l’eau, parmi lesquels les policiers ont tué des hommes noirs en toute impunité, parmi lesquels les nazis porteurs de flambeau peuvent tuer ceux qui s’organisent pour mettre un terme à leur programme raciste.
Nous devons identifier les forces latentes de leurs lois et de leur ordre – la suprématie blanche, le patriarcat, la police, le capitalisme, et l’État. Nous devons travailler ensemble pour nous préserver et ré-imaginer le monde sans eux.
Non, nous ne rentrerons pas à la maison. Nous n’oublierons pas. Et si nous pouvions un jour oublier, ce sera seulement lorsque nous serons sûrs que ni les policiers ni les fascistes ne seront plus jamais en mesure de causer le moindre mal à quoi que ce soit de vivant.
A bientôt dans les rues.

Charlottesville : la marche des suprémacistes blancs finit en assassinat

Un mort et une vingtaine de blessé.e.s : voilà ce qu’il se passe quand on donne la possibilité à l’extrême-droite de manifester.
Cela faisait plusieurs semaines que tout le monde s’y préparait. L’évènement « Unite the right » (Unifier la droite) à Charlottesville devait être la plus grande manifestation de néonazis et suprémacistes blancs de l’histoire récente des Etats-Unis et s’est terminé en drame. Un participant à la marche d’extrême-droite a foncé avec sa voiture dans la foule des contre-manifestants antifascistes et antiracistes. Une jeune femme de 32 ans est décédée, et au moins 19 autres personnes ont été blessées.
Un fasciste a foncé dans la foule des contre-manifestants. Un mort et 19 blessé.e.s.
Toute l’extrême-droite des Etats-Unis (Alt Right, National Socialist Movement, Ku Klux Klan, Vanguard America, différents groupes et organisations suprémacistes, nationalistes, ainsi que les chefs de file de ces mouvements) s’était donné rendez-vous à Charlottesville, petite ville paisible de l’état de Virginie. Le choix de cette ville n’est pas anodin : le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan avait été mis en échec par une mobilisation antiraciste populaire et massive. La raison invoquée par les organisations nationalistes et suprémacistes était de protester contre l’enlèvement de la statue du général confédéré Robert E. Lee, symbole de l’esclavagisme.

Dès le vendredi soir, les membres de ces différents groupes d’extrême-droite se sont retrouvés sur le campus universitaire pour une marche aux falmbeaux aux cris de « You will not replace us » (suivant la théorie du grand remplacement). Déjà sur le campus, ces quelques centaines de fascistes ont pris à partie, encerclés et lynchés un groupe d’étudiant.e.s et d’habitant.e.s qui s’était rassemblé pour protester contre leur présence. Ce rassemblement, autorisé par les pouvoirs locaux, et ce lynchage se sont déroulés sous les yeux de la police locale et fédérale.
Le lendemain, ce samedi 12 aout 2017, des affrontements éclatent un peu partout autour du square où se trouve la statue du général esclavagiste. Côté fasciste, des miliciens armés de fusils mitrailleurs automatiques se montrent en première ligne, épaulant les membres de l’alt right et autres néonazis casqués et équipés de matraques et boucliers. Côté des habitant.e.s et activistes antiracistes et antifascistes, des membres de Redneck Revolt assure la sécurité et mettent en place des périmètres (safe zone). Les pouvoirs locaux, devant la violence et le nombre de débordements, décident d’interdire la manifestation des suprémacistes et nationalistes, 2 heures avant l’heure officielle de l’évènement.
C’est peu de temps après cette annonce, qu’un participant à la marche nazie, James Alex Fields Jr, a foncé dans le cortège des manifestant.e.s antifascistes, à l’angle de Water Street et de 4th Street. Roulant sur la foule, le véhicule finit par percuter 2 véhicules immobilisées dans le cortège. Il repart alors en marche arrière, percutant de nouveau des manifestant.e.s. Le véhicule repart, et sera interpellé quelques centaines de mètres plus loin.
Heather Heyer, une jeune femme de 32 ans, participante à la marche antiraciste décède et 19 autres personnes sont blessées.


Heather Heyer

Le soir Trump a refusé de condamner les violences et le crime commis par les fascistes, qui l’ont soutenu et permis d’accéder à la présidence des Etats-Unis. Il a préféré renvoyer dos à dos antifascistes et néonazis, parlant des « violences de tous les côtés » et niant l’essence violente et anti-sociale des idéologies et organisations nationalistes et suprémacistes.
Nous souhaitons témoigner notre rage et notre solidarité pour tous les antifascistes et antiracistes qui luttent au quotidien contre les groupes et les idées d’extrême-droite sur le territoire nord-américain et plus spécifiquement contre les forces réactionnaires qui ont permis à l’ultra-capitaliste et xénophobe Donald Trump de se retrouver au pouvoir. Même s’il est trop tôt et que nous sommes trop loins pour l’analyser correctement, il est sûr que la journée du 12 aout 2017 et l’assassinat de Heather Heyer marque un tournant dans la lutte contre l’extrême-droite, le racisme et le fascisme outre-Atlantique.
Des rassemblements et des manifestations sont en train de se mettre en place un peu partout dans le monde. Nous appelons les groupes antifascistes en France à témoigner leur solidarité et à réagir à cet assassinat. Solidarité avec les antifascistes nord-américains ! Le meilleur hommage, continuer le combat !

Plus d’infos, photos et vidéos :
https://itsgoingdown.org/
https://itsgoingdown.org/violent-white-supremacist-rally-in-charlottesville-ends-in-murder/
https://itsgoingdown.org/one-dead-charlottesville-right-can-kill-us-now/

Source : http://lahorde.samizdat.net/2017/08/13/charlottesville-la-marche-des-supremacistes-blancs-finit-en-assassinat/

samedi 12 août 2017

Nos libertés, Fédération Anarchiste Lyon


Communiqué Fédération Anarchsite Lyon

Nos libertés valent plus que leur pouvoir sécuritaire et autoritaire

Dans une ambiance de recadrage puis d'éjection du chef des armées, que la nouvelle loi antiterroriste fut adoptée par le sénat le 18 juillet dans une indifférence totale. Notre cher petit « Bonaparte » nous avait annoncé avec fierté la fin de l'état d'urgence pour l'automne, tout en se gardant bien de décrire que ces mêmes mesures allaient entrer dans le droit commun et donc dans la loi qui régit nos vies de tous les jours. L'assemblée nationale ratifiera ce projet de lois à l'automne sans nul doute.

Parmi nombre de mesures qui entreront en vigueur, on retrouve sans surprise:

* Les perquisitions administratives (renommées avec « humour » « visites et saisies ») et les assignations « à domicile » sous le nom « mesures individuelles de surveillance » sont de retours. Elles concerneront « toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics » et dureront 3 mois qui pourront être renouvelés. Ces mêmes personnes pourront également être équipées d’un bracelet électronique, et devront pointer trois fois par semaine au commissariat. Une petite différence à noter quand même, la personne ne pourra plus être assignée à un territoire plus petit que sa commune, précédemment la personne était assignée à résidence.
Avant l'état d'urgence, c'était le juge d'instruction ou le juge de privation des libertés qui décidait d'assigner, ou non, une personne à résidence, rappelons que ces juges ne sont pas nommés par l'état.
Avec l'état d'urgence et maintenant l'entrée dans la loi, ces 2 mesures pouvaient et peuvent toujours être du ressort du préfet (chose importante, ils sont nommés par l'État), qui peut décider d'assignation à résidence notamment juste sur des « notes blanches », documents anonymes et pas toujours très précis, rédigés par les services de renseignement.
Mais, braves gens, dormez tranquille, nos cher-e-s membres du sénat ont mis des gardes fous, ainsi ces 2 mesures sont limitées dans le temps et donc le 31 décembre 2021 notre haute assemblée pourra reconduire ces mesures si elle les juge « pertinentes ».

* On retrouve encore notre préfet comme seul décideur de « l'instauration d'un périmètre de protection » sur simple soupçons qu'un événement est à risque. Cette même zone pourra comporter des filtrages avec fouilles et palpations avec l'aide d'agents de sécurité privée. La police, pour certains événements, se privatise, capitalisme quand tu nous tiens.

* Les services de renseignement seront dorénavant aussi autorisés à faire des écoutes des communications hertziennes en plus de la surveillance numérique.

* Les contrôles des zones frontalières vont être étendus, ainsi, là où avant les polices contrôlaient dans les gares et aux frontières, elles pourront dorénavant faire des contrôles et des fouilles dans les zones avoisinantes, sans donner évidement de limites géographique exactes de ces zones. À noter que les contrôles et fouilles dans ces zones ne sont pas soumis à des justifications précises du pourquoi, contrairement au reste du territoire. On ne peut douter de l'augmentation des contrôles aux faciès. À noter que pour le contre sommet du G20 à Hambourg, les agents de la SNCF avaient été mis à contribution en étant appelé à dénoncer toute personne ressemblant de près ou de loin à un-e « altermondialiste ».

Sous couvert de lutte antiterroriste l'État assoie un peu plus son pouvoir autoritaire aux travers de lois toujours plus liberticides qui entrent dans le droit commun et donc dans nos vies. L'État nous impute de nos libertés dans l'indifférence quasi totale, les médias TV se gardant bien de nous informer de ces nouvelles lois qui, pourtant, sont gravissimes. Ainsi sur de simples soupçons de la part des autorités (polices, renseignement généraux, …) certaines personnes se verront privées de leur liberté.
On a pu déjà malheureusement les « tester » lors notamment de la cop 21 à Paris ou plusieurs dizaines de militant-e-s écologistes, altermondialistes ont été arrêtés, leurs appartements fouillés et ont été au final assignés à résidence pour soi-disant « protéger l'ordre public ».
Plus récemment, l'état d'urgence a servi contre les militant-e-s, syndicalistes, et autres personnes opposées à loi travail El Khomri. On a pu ainsi voir se multiplier les perquisitions administratives, les assignations à résidence et même la mise en place, lors d'une manif à Paris, du fameux « périmètre de protection » qui n'était en fait que la tentative d’empêcher les personnes de défiler et d'exprimer leur rejet de la loi travail. Sous couvert de la protection des manifestants contre les méchant-e-s « casseu-se-r-s », l'État avait créé une petite piste en rond pour défiler avec des contrôles et fouilles dans toutes les rues adjacentes.

Nous ne pouvons que dénoncer ces dérives sécuritaires et autoritaires du pouvoir en place qui se sert de la peur pour restreindre, voir amputer, nos libertés. Tout le monde a pu constater que l'état d'urgence ne pouvait pas empêcher les attentats terroristes, ce n'est donc pas en mettant ces mêmes mesures dans la loi que cela changera. Par contre, on ne peut douter que l'État saura se servir de tout son nouvel arsenal sécuritaire contre les mouvements de contestation contre la nouvelle loi travail ainsi que contre toutes les futures mesures attaquant nos droits.

Contre l'État, ses mesures sécuritaires et autoritaires, leurs rêves sont nos cauchemars !
Nos libertés valent plus que leur pouvoir sécuritaire
Sans nous, ils ne sont rien, re-prenons nos vies en mains !


Contre l'extrême droite


Soutenez les groupes locaux de la Fédération Anarchiste



Athens: Protesters attack with red paint the Town Hall of Zografou for the death of a street cleaner

Mobilisation antiraciste en Tunisie : le C-Star (DEFEND EUROPE) renonce à faire escale à Zarzis !

Notre camarade Yannis Youlountas continue de relayer chaque étape de la lutte en cours autour du bassin Méditerranée pour mettre un terme à la croisière raciste du C-Star et des Identitaires :
C-Star : la croisière facho s’amuse, les pouvoirs laissent faire
DEFEND EUROPE : et si le C-Star était coulé en Libye ?
Alerte antifasciste : le C-Star est sur le point d’agresser le bateau de sauvetage « Aquarius »
DEFEND EUROPE : et maintenant la Tunisie
DEFEND EUROPE : le C-Star va-t-il essayer de se ravitailler à Zarzis, en Tunisie ?
Le port tunisien de Sfax va-t-il ravitailler le navire de la honte ?
Ils tentent donc de se ravitailler en Tunisie après avoir commencé à harceler des bateaux de sauvetage. Empêcher des gens d’être sauvés de la noyade en Méditerranée, concrètement c’est ça l’action politique des identitaires. Empêcher des identitaires de noyer des migrant.e.s, c’est ça l’action collective que les antifascistes et antiracistes proposent, en Tunisie, en Égypte, à Chypre, en Grèce et en Sicile, partout.




Nouvelle victoire de la mobilisation contre le navire raciste, cette fois en Tunisie !
LE C-STAR RENONCE À FAIRE ESCALE À ZARZIS !
En plus des photos de Zarzis et de la carte du changement de cap (en pièce jointe), voici le nouveau communiqué du collectif d’Afrique du Nord contre le navire raciste C-Star et la propagande de Defend Europe :
« Le navire C-Star du réseau d’organisations fascistes Defend Europe n’est plus qu’à quelques heures des côtes tunisiennes. Ses objectifs ? Entraver les activités des ONG et les opérations de secours en mer. Alors qu’il naviguait vers le port de Zarzis ce matin, des citoyens anti-racistes de Zarzis ont mis en déroute la tentative d’amarrage du C-Star et ont ridiculisé sa propagande comme l’ont fait des citoyens en Egypte, à Chypre, en Grèce et en Sicile, tout au long de son itinéraire.
Le C-Star vient de modifier sa trajectoire et fait désormais cap vers Sfax, avec sur son chemin les ports de Djerba, Gabès, et Skhira.
Nous appelons tous les tunisien-ne-s à dire NON AU C-STAR et à se rassembler cette après-midi dans les ports, pour empêcher toute tentative d’escale et de ravitaillement du navire anti-migrants, et pour leur montrer tout notre dégout envers les propos et les actions du réseau fasciste Defend Europe !
Amenez vos banderoles avec un message pour dénoncer cette initiative raciste. Faisons du bruit !
Collectif d’Afrique du Nord contre le navire raciste C-Star et la propagande de Defend Europe »
(merci de relayer cet appel)
Un grand bravo de la part de tous les camarades qui luttent depuis la rive nord à nos camarades de la rive sud.
Vive la Méditerranée antiraciste et antifasciste !

Source : http://lahorde.samizdat.net/2017/08/06/mobilisation-antiraciste-en-tunisie-le-c-star-defend-europe-renonce-a-faire-escale-a-zarzis/

dimanche 30 juillet 2017

Attaque de l’ambassade d’Allemagne à Paris en soutien aux inculpé-e-s de l’anti-G20

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2017, nous avons mené une action directe symbolique contre l’ambassade d’Allemagne à Paris, en soutien aux inculpé-e-s d’Hambourg, dénonçant ainsi la répression subie lors des manifestations anti-G20.








Cette nuit là, des « pshiit, bam, boum » ont retenti rue marbeau. A peine le temps d’allumer la mèche que la façade était redécorée d’un « Welcome 2 hell », les vitres attaquées à coups de marteau et la porte d’accès au public embrasée au cocktail molotov.
Par ce geste, nous avons souhaité exprimer notre solidarité envers la quarantaine de personnes encore incarcérées à Hambourg suite aux émeutes qui ont accueilli le G20 du 5 au 9 juillet derniers. Nous avons également voulu signifier aux autorités allemandes notre détermination à poursuivre partout le combat contre le capitalisme et ses contours sécuritaires.
Malgré l’état de siège imposé aux habitantEs d’Hambourg durant le G20, et les 20 000 forces de l’ordre, canons à eau et véhicules blindés déployés pour le spectacle, les anarchistes venuEs de tous les pays ont sérieusement mis à mal le maintien de l’ordre allemand. Ce qu’il s’est passé dans les rues d’Hambourg n’était qu’un échantillon de l’immense colère sociale qui hurle en nous. Nous sommes des millions à ne plus supporter le monde qu’on nous impose, et cette révolte se fait sentir chaque année avec plus de force.
Nous sommes celles et ceux qui servent dans vos restaurants, nettoient dans vos hôtels, vident et recyclent vos poubelles, remplissent vos formulaires, accompagnent vos enfants, changent vos draps, vous divertissent, rangent vos produits dans les rayons de vos magasins, déménagent vos meubles, tirent votre fibre optique, construisent vos maisons, conduisent vos transports, coupent les haies de vos jardins, réparent vos ascenseurs...
Nous sommes cette partie du peuple que sa conscience politique amène à réagir à l’injustice, à ne plus accepter l’inacceptable.
Parce que nous ne croyons pas en la réforme du système.
Parce que la radicalité de nos idées se reflète dans chacun de nos actes contre ce naufrage universel institutionnalisé.
Et parce que les gouvernements s’obstinent à nous piétiner, organisons partout la riposte ; multiplions les actions directes contre leurs représentations. Sortons de notre zone de confort pour faire irruption dans leur quotidien. A l’abordage de leurs quartiers, ne les laissons pas tranquillement siroter leur champagne alors qu’ils exécutent l’humanité en toute impunité. Réservons leur un Welcome to Hell Part 2 !
Pour touTEs les prisonnierEs de la guerre sociale.
La lucha sigue !
English :
German Embassy attacked in Paris, in solidarity with no-G20 prisoners
Collectif d’anarchistes solidaires mais pas responsables, pirates de l’ère anticapitaliste sans frontières, à la conquête de l’ailleurs.
During the night of july 17 2017, we attacked the Embassy of Germany, in Paris, in solidarity with no-G20 prisoners, rising against G20 and its world.
That starry night, you could hear « pshiiit, bam, boum » rue marbeau. Bim ! A « Welcome 2 Hell » was tagged on the embassy wall, the windows were broken and the public access door was fired up with cocktail molotov, with less time it takes to find a lighter in a pocket.
This symbolic direct action is for us a way to stand with the 44 people still imprisoned in Hamburg, after the riots against G20 summit. We also wanted to claim to the german authorities that we will fight back, everywhere, against capitalism and oppressive state policy.
Despite the massive repression that activists were facing during the G20, and the 20000 police officers, water canons and special forces deployed for the show, international anarchists seriously disrupted public order. Nevertheless, the Hamburg battle is nothing compared to the whole social anger that is increasingly screaming all over the world against capitalism, fascism and oppression. We are not going to accept systemic injustice anymore.
Lets reclaim it harder, better, faster, stronger.
For all the social war prisoners.
La lucha sigue !
Anarchist collective of pirates sailing into anti-capitalist and anti-authoritarian oceans.

Source : https://paris-luttes.info/attaque-de-l-ambassade-d-allemagne-8505

Fédération Anarchiste Lyon


Fédération Anarchiste sur les murs


Smash G20


DEFEND EUROPE : incroyable retournement de situation !

DEFEND EUROPE : LE RÉGIME FANTOCHE DU NORD DE CHYPRE EST SUR LE POINT DE LIBÉRER LE C STAR, SES 9 MEMBRES D’ÉQUIPAGE ET SON PROPRIÉTAIRE !
Corruption de magistrat ou bien intervention politique en haut-lieu ?
La police de Famagouste est sur le point de permettre au C Star de repartir avec 9 membres d’équipage à son bord ! Le sinistre propriétaire suédois, Tomas Egerstrom, est également relâché et file, quant à lui, vers l’aéroport de Nicosie-Ercan sous escorte policière !
Nos camarades antifascistes et solidaires sont consternés et essaient d’intervenir au plus vite, tout en appelant des renforts à rejoindre le port. Mais, sur place, la police tourne avec ses véhicules et protège les fascistes.
Plus tôt dans la journée, la garde-à-vue des membres de l’équipage avait pourtant été prolongée de 24 heures ! Le capitaine, le second et le propriétaire devaient être à nouveau présentés demain vendredi au Tribunal ! Le directeur du port avait lui aussi évoqué une longue immobilisation devant la presse locale.
Tout cela est incroyable et indique un événement imprévu qui fait fi de toutes les charges très lourdes rassemblées contre les responsables de l’expédition.
Selon plusieurs camarades antifascistes français, grecs et chypriotes qui participent à nos échangent depuis plusieurs jours, le plus probable n’est pas une corruption de magistrat, bien que ce fait soit un fait fréquent (surtout en brassant de telles sommes d’argent), mais une intervention politique en « haut-lieu ».
On sait par exemple que le République fantoche du nord de Chypre obéit au doigt et à l’œil à Ankara. On sait également que Poutine regarde avec attention l’agitation fasciste en Europe et qu’il la soutient déjà diversement. Par conséquent, Erdogan ou ses proches auraient-il reçu un coup de fil pour relâcher immédiatement les petits protégés ? C’est ce que soupçonnent en tout cas plusieurs de nos camarades. D’autres camarades, Turcs et Chypriotes, doutent fortement que ce soit allé jusque là. Les avis sont partagés.
L’appel aux camarades à rejoindre massivement le port a été lancé, mais le compte à rebours a déjà commencé. Le C Star va-t-il réussir à repartir ?
Quoiqu’il arrive, les révélations très lourdes sur les agissements des responsables de l’expédition les ont démasqué : ils se sont ridiculisés dans leurs propres réseaux et sont maintenant attendus encore plus sévèrement à l’autre bout de la Méditerranée et suivi de plus près encore sur les sites internationaux de trafic maritime.
Le C Star de Defend Europe est devenu le radeau de la méduse.
Y.Y.

jeudi 27 juillet 2017

DEFEND EUROPE, c’est fini !

Allez hop, on déballe tout. Échec cuisant de l’opération des identitaires en Méditerranée :
 DEFEND EUROPE, C’EST FINI !



1 – Leur bateau C Star est bloqué dans le port de Famagouste à Chypre.
2 – L’équipage Sri-Lankais a quitté le navire et demande la protection internationale ainsi que le statut de réfugiés politiques (ce sont des Tamouls) ;
3 – Les marins tamouls affirment qu’ils ont du payer pour voyager à bord du C Star ;
4 – Leur soutien juridique sur place entame une action contre les responsables du C Star et de Defend Europe pour trafic d’êtres humains ;
5 – Le capitaine et son adjoint on été placés en garde à vue par la police nord-chypriote ;
6 – Le propriétaire suédois du bateau, Tomas Egerstrom, a été reconnu à son arrivée, hier, à l’aéroport de Nicosie-Nord, par nos camarades qui veillaient sur place.

La croisière fasciste est terminée.
Y.Y. avec des camarades antifascistes sud et nord-chypriotes, ainsi que Kedistan, Non à Pegida en France et des camarades de Grèce, Turquie, Italie et France. Un merci particulier à la Horde.
Photos :
– Tomas Egerstrom surpris, hier, à son arrivée à l’aéroport de Nicosie-Nord.
– Le port de Famagouste.
– Le C Star, hier, dans le port de Famagouste.
– Rappel de la lutte des Tamouls au Sri L



Source : http://blogyy.net/2017/07/26/defend-europe-cest-fini/

Wonder Woman 1 vs Trump 0


Means of antifascist action


Burn your flags !


Fédération Anarchiste : Re-prenons nos vies en mains !


L’opération DEFEND EUROPE est un fiasco

Une fois de plus, les identitaires sont ridicules.
L’OPÉRATION DEFEND EUROPE EST UN FIASCO
Alors qu’on vient de battre le rappel en Grèce, au cas où le bateau affrété par les fachos (C Star) viendrait à s’arrêter en Crète ou sur une autre île grecque, celui-ci est vite allé se cacher du côté turc de Chypre, sous la protection du dictateur Erdogan, dans le port de Famagouste.
Pour l’instant, il est censé rester deux jours sur place, puis reprendre la route.
Mais où va-t-il aller ? Comme à l’habitude avec les identitaires, tout n’est que brouillage de pistes, mêlant esbrouffe et crainte d’un échec retentissant :
1- le bateau se fait annoncer officiellement pour mercredi soir à Tunis (port de Rades), alors que, vu la distance, il devrait déjà être reparti de Chypre pour y parvenir.
2- il évoque aussi un trajet vers Livourne (côte nord-ouest de l’Italie, entre Gênes et Rome), mais peu probable car il risquerait d’être saisi à peine entré dans les eaux territoriales italiennes, vu l’ambiance qui règne à son sujet ces jours-ci dans la péninsule.
3- il rumine encore le projet d’aller se balader aux larges des côtes libyennes pour essayer d’intercepter une embarcation de migrants, mais il sait désormais que même Frontex ne veut pas de lui (déclaration menaçante de la porte parole de Frontex le 12 juillet).
4- une nouvelle rumeur en Grèce dit que le bateau pourrait rejoindre l’est de la mer Égée (dont il n’est pas très loin), faire monter à bord quelques néo-nazis grecs en chemin, et profiter de la forte présence facho dans la police grecque pour essayer de se mettre en scène au large de Chios ou Lesbos, sans être inquiété. Sauf que Frontex est très présente dans la zone et que, sous la pression (et pour son image), le gouvernement grec le stopperait certainement.
Bref, le C Star des identitaires devient progressivement un radeau à la dérive au service d’un projet (Defend Europe) qui s’avère de plus en plus infaisable. Certes, la location du bateau a été financée de justesse malgré un grand nombre d’actions contre lui, mais ce rafiot est maintenant surveillé par tous les antifascistes du bassin méditerranéen, de même que par les équipes de Frontex qui ne veulent pas se faire piquer leur job ni passer pour les petits copains des nazis.
En plus, l’embarcation a déjà été bloquée à plusieurs reprises durant son périple en Egypte et risque d’être saisie tôt ou tard, ici ou là, en s’appuyant sur les « risques de troubles à l’ordre public » et « de violation de la loi internationale ».
Hier, Katie Hopkins de l’équipe de propagande Defend Europe aurait jeté l’éponge et serait repartie en Angleterre en avion.
Apparemment, la croisière ne s’amuse plus et, ceux qui voulaient la rejoindre ne sont plus aussi motivés.
A suivre, quand les nazillons auront fini de jouer à cache-cache chez papy Erdogan.
Yannis Youlountas et des camarades antifascistes qui surveillent attentivement le C Star.



https://www.marinetraffic.com/fr/ais/index/ships/range/port_id:22647/port_name:FAMAGUSTA%20ANChttp://blogyy.net/2017/07/23/vers-un-comite-daccueil-antifa-en-crete/H
http://blogyy.net/2017/07/23/vers-un-comite-daccueil-antifa-en-crete/
http://lahorde.samizdat.net/2017/07/14/defend-europe-les-identitaires-a-la-baille/
http://lahorde.samizdat.net/2017/07/21/defend-europe-des-hommes-armes-a-bord/
https://sites.google.com/view/defunddefendeurope
https://www.vesselfinder.com/fr/?imo=7392854
https://www.vesselfinder.com/fr/vessels/C-STAR-IMO-7392854-MMSI-621819012


Source : http://blogyy.net/2017/07/24/loperation-defend-europe-est-un-fiasco/ 

dimanche 23 juillet 2017

25 juillet 2017 : 3ème journée internationale de solidarité avec les prisonniers antifascistes

Voici l’appel (traduit par nos soins) pour organiser le 25 juillet 2017, date de la troisième journée internationale de solidarité avec les prisonniers antifascistes, des actions de solidarité avec nos camarades victimes de la répression un peu partout dans le monde. Avis aux groupes antifascistes locaux : n’hésitez pas à nous tenir informés de vos initiatives sur cette date !
À l’approche du 25 juillet, troisième journée internationale de solidarité avec les prisonniers antifascistes, nous nous retrouvons à combattre l’hydre du fascisme et de l’idéologie d’extrême droite. Or, si la bête a des visages différents selon les parties du monde, elle crache le même nationalisme fanatique et venimeux partout. Il diabolise les réfugié-es et les migrant-es, attise la haine contre les Musulman-es et attaque les LGBTQ tout comme les autres groupes en butte à l’oppression, qui combattent pour leur liberté mais aussi pour leur survie.

La journée internationale de solidarité avec les prisonniers antifascistes du 25 juillet est née en 2014, en solidarité avec Jock Palfreeman, un Australien condamné à 20 ans d’emprisonnement en Bulgarie pour avoir pris la défense de deux hommes roms attaqués par des hooligans fascistes. Que nous agissions de façon individuelle ou au sein de manifestations organisées de façon plus large, c’est le genre de courage et de solidarité qui définissent les actions antifascistes contre les forces de la haine. Depuis la journée de solidarité de l’année dernière, cet esprit est présent dans le monde entier : en Indonésie, en République tchèque, au Brésil, en Pologne, en Angleterre, en Grèce, aux États-Unis, en France, en Syrie, en Australie, au Japon et à bien d’autres endroits encore.
L’antifascisme est certes présent dans le monde entier, mais il en va malheureusement de même de la répression d’État. Aux États-Unis, des centaines d’antifas ont été arrêté-es alors qu’ils résistaient à la fois au régime instauré par Trump et à l’extrême droite dans la rue. En Biélorussie, l’État continue à réprimer durement la résistance antifasciste. Alors que nombre de ces camarades sont en attente de jugements, trop nombreux sont ceux qui croupissent en prison. Nous n’oublierons pas ces camarades emprisonnés !

!

Nous appelons les antifascistes du monde entier à montrer leur solidarité avec les prisonniers antifascistes. Pensez à organiser un événement ou à leur consacrer une action. C’est pour nous qu’ils sont emprisonnés, et nous sommes dehors pour les soutenir!

No Pasaran! Until all are free!

Ci-dessous une liste des antifascistes emprisonné-es à travers le monde entier. Des centaines d’autres sont sous les verrous sans avoir encore été condamné-es. Nous voulons encourager tous les groupes locaux à soutenir tou-tes les antifascistes dans leurs combats juridiques. Si vous ne donnez pas déjà pour une personne en particulier, il existe la possibilité, intéressante : donner à l’International Anti-Fascist Defence Fund.
Si vous avez connaissance d’autres antifascistes emprisonné-es qui ne seraient pas sur la liste, donnez-nous leur contact ainsi que les langues qu’ils peuvent lire. Si vous pouvez traduire cet appel dans d’autres langues, ou bien encore si vous projetez de faire des actions de solidarité le 25 juillet 2017, que nous pourrions promouvoir, contactez-nous à l’adresse suivante : nycantifa@riseup.net
EUROPE

Bielorussie

Roman Bogdan
Roman Bogdan a été arrêté le 15 avril 2015, dans le cadre de la longue répression étatique contre les antifascistes à Brest, suite à un affrontement entre des antifascistes et des fascistes le 8 mai 2013. En octobre, Roman a été condamné à 8 ans dans une colonie pénitentiaire et à payer 3500 euros de dommages et intérêts. En décembre 2015, la cour d’appel régional a réduit sa peine à 2 ans.
Il peut lire le russe et des phrases simples en anglais.
Adresse:
213010 Shklov
p. Molodezhnyj, IK-17, otryad 12
Mogilevskaya obl.
Belarus
http://www.abc-belarus.org/?p=6153&lang=en
Vlad Lenko
Vlad Lenko est un antifasciste d’Ivatsevichi (région de Brest). Il a été arrêté le 27 décembre 2014 et accusé d’avoir participé à un affrontement contre les néonazis locaux plus tôt dans le mois. Vlad a été accusé d’hooliganisme en bande et de coups et blessures avec arme, et a été condamné en septembre à 6 ans de colonie pénitentiaire.
Son comité de soutien essaie de collecter de l’argent pour pouvoir faire appel du verdict, dans l’espoir de réduire sa peine de moitié. Iels doivent aussi réunir 1000 euros pour payer les dommages retenus par la cour.
Collecte WebMoney:
$ Z418615316084
€ E146518161935
Il peut lire le russe et des phrases simples en anglais.
Adresse:
Lenko Vlad Igorevich
211300 Vitebskaya obl.
Vitebskiy rajon, Vitba, IK-3
BELARUS
http://www.abc-belarus.org/?p=6240&lang=en
Maxim Yahnieshka
Maxim Yahnieshka a été arrêté le 1er avril 2015, alors qu’il avait été hospitalisé après un affrontement l’opposant à des hooligans d’extrême droite. La police a été appelée par l’équipe médicale, et Maxim a refusé de nommer ses agresseurs. Après avoir obtenu les images des caméras de surveillance, la police a identifié les hooligans d’extrême droite et les a incités à accuser Maxim de les avoir attaqués avant cela. Le 7 septembre 2016, il a été condamné à 3 ans de détention pour coups et blessures aggravés, vol d’une casquette, destruction de biens et menaces de mort à l’égard des hooligans d’extrême droite. Il a fait appel en novembre, mais sa condamnation est restée inchangée, et le 12 décembre 2016, il a été transféré dans une institution pénitentiaire de type ouvert.
Il peut lire le russe et des phrases simples en anglais.
Adresse:
Maxim Yahnieshka
IUOT No. 7
225140, Pruzhanski r-n, d. Kuplino
BELARUS
https://abc-belarus.org/?p=7161&lang=en#more-716

Bulgarie

Jock Palfreeman
Jock Palfreeman est un prisonnier politique antifasciste australien qui purge une peine de 20 ans de prison en Bulgarie pour la mort plutôt mystérieuse d’un hooligan qui faisait partie d’un groupe qui a agressé deux hommes roms à Sofia, Bulgarie, en 2007. Jock est venu en aide aux Roms, et est rapidement devenu la cible des agresseurs. Les autorités bulgares ont fait tout ce qui étaient en leur pouvoir pour s’assurer que Jock n’ait pas un procès équitable, et ont, après sa condamnation, refusé – en contradiction avec leurs propres traités – de le transférer en Australie pour qu’il purge le reste de sa peine près de sa famille. Voici ce que Jock a écrit récemment : « Bien que je ne souhaite pas que les gens oublient que je suis toujours incarcéré pour avoir défendu un homme rom passé à tabac par 15 néonazis, ce 25 juillet 2017, je demande que autant de monde que possible mette en place un fonds de solidarité pour la Bulgarian Prisoners’ Association (BPRA). » Il demande également que des lettres soient écrites aux officiels du gouvernement pour exiger qu’ils rencontrent des représentants de la BPRA.
Il peut lire l’anglais et le bulgare.
Adresse:
Jock Palfreeman
Sofia Central Prison
21 General Stoletov Boulevard
Sofia 1309, BULGARIA
http://www.brightonabc.org.uk/jock.html

Russie

Aleksandr Kolchenko
Aleksandr  Kolchenko a été arrêté en Crimée le 17 mai 2014, avec d’autres personnes, et accusé par les autorités russes de faire partie d’un « groupe terroriste » qui prévoyait des explosions près du mémorial de la Flamme Éternelle et de la statue de Lénine à Simferopol, ainsi que le sabotage de chemins de fer et de lignes électriques. Aleksandr est aussi suspecté d’avoir organisé deux incendies en avril : contre les quartiers généraux du Unity-Party russe, et de la Communauté Russe de Crimée. Il a été transféré à Moscou et est détenu dans des conditions draconiennes. Ses avocats ont reçu une injonction au silence, et se sont vu refuser le droit élémentaire de le défendre. Il risque une peine de 15 à 20 ans en camp de travail.
Les autorités russes disent qu’Aleksandr est membre de Right Sektor, une organisation nationaliste ukrainienne d’ultra droite, mais il n’a aucun lien avec ce groupe – un fait confirmé par sa famille et ses amis. En plus, Aleksandr est un antifasciste anarchiste qui s’est toujours opposé aux mouvements nationalistes en Crimée et qui a subi des attaques constantes de la part des fascistes en raison de son activisme. Par exemple, après la projection d’un documentaire sur le meurtre de la journaliste antifasciste Anastasia Babourova, il a été attaqué par trente nazis armés de couteaux.
Comme c’est une affaire hautement politique, les frais judiciaires d’Aleksandr sont très élevés, environ 850 euros par mois. Les frais liés à l’enquête sont un poids financier conséquent pour les groupes locaux de l’ABC, et il y a un appel au don et à la diffusion d’informations. Vous pouvez faire un don via Paypal à abc-msk@riseup.net ou par compte bancaire (envoyez un mail à cette adresse pour les détails).
Adresse:
Kolchenko Aleksandru Aleksandrovichu, 1989 g.r.
456612
Chelyabinskaya obl, Kopeisk,
ul.Kemerovskaya, 20,
IK-6, otryad 4
RUSSIA
Attention : L’ABC de Moscou nous fait savoir que les lettres en anglais sont rarement acceptées dans les prisons russes, donc écrivez en russe (essayez dutiliser un traducteur), ou envoyez juste des photos et cartes postales.
http://avtonom.org/en/news/repressions-against-crimean-activists-political-context
http://wiki.avtonom.org/en/index.php/Aleksandr_Kolchenko

Suède

Joel Almgren
Joel Almgren a été condamné à 5 ans et 6 mois de prison pour avoir défendu une manifestation antiraciste organisée à Stockholm, brutalement attaquée par des nazis le 15 décembre 2013. La manifestation pacifique – contre les attaques fascistes contre des antiracistes locaux et la diffusion de la propagande nazie autour des écoles – a été attaquée par les membres du groupe nazi le plus actif de Suède, armés de couteaux, matraques et bouteilles en verre. Les antifascistes présent-es sur les lieux ont défendu les manifestant-es et beaucoup ont été blessé-es.
Joel a reçu des amendes dont le montant total s’élève à plus de 4080 USD, et ses supporters ont besoin d’aide pour récolter l’argent.
Pour faire un don à partir d’un compte bancaire hors de Suède:
IBAN: SE0680000832799438650120
Bic: SWEDSESS
Il peut lire le suédois et l’anglais.
Adresse:
Joel Almgren
KVA Tidaholm
Skogsholmvägen
522 85 Tidaholm
SWEDEN
http://www.fanggruppen.com/write-to-prisoners-1/
http://www.facebook.com/freejoel

 Source : http://lahorde.samizdat.net/2017/06/27/25-juillet-2017-3eme-journee-internationale-de-solidarite-avec-les-prisonniers-antifascistes/

No G 20, si j'avais pu ...


Smash capitalism


#NoG20 @ HAMBURG • DAY6 : "BLOCK THE G20" (DAY)

#NoG20 @ HAMBURG • DAY5 : "WELCOME TO HELL" (DAY)

Hamburg G20 to Hell


Defend Europe : les Identitaires à la baille !

Lancé au mois de mai dernier, le projet des Identitaires européens a donc fini par devenir réalité[1] : mettre à la mer un bateau pour empêcher les associations humanitaires de sauver des vies humaines, dont de nombreux enfants. Alors que plus de 2000 personnes fuyant la misère et la guerre ont perdu la vie en Méditerranée cette année, et plus de 5000 l’an passé, des groupuscules d’extrême droite de plusieurs pays d’Europe se sont mobilisés, logistiquement et financièrement, pour que ces chiffres soient plus importants encore. Quand il s’agissait de faire du saucisson un emblème ou de jouer à la dînette avec des soupes au cochon, les agit-prop’ racistes des Identitaires pouvaient prêter à rire : mais désormais des vies humaines sont en jeu…
Malgré les différentes tentatives pour mettre la pression sur les différents organismes financiers (Paypal, Crédit Mutuel…) qui ont rendu possible leur projet dégueulasse, les Identitaires ont fini par rassembler la somme suffisante : si, jusqu’à présent, les Identitaires n’avaient lancé qu’une seule opération sur un petit bateau, ils ont maintenant les fonds pour louer un navire pouvant transporter un équipage d’une trentaine de personnes. « Leur » navire est en réalité un navire de recherche finlandais nommé «Suunta», renommé en avril 2017  « C-Star ». D’une longueur d’environ 40m et d’un tonnage de 422 tonneaux, ce navire a un rayon d’action de 3000 miles nautiques, et est équipé d’une grue portant un bateau semi-rigide. Il était jusqu’à peu au port de Djibouti au large de la côte est de l’Afrique, devait quitter Djibouti et arriver au port de Suez le 13 juillet, afin de traverser le canal de Suez et de se retrouver en la Méditerranée pour commencer leur mission, après avoir récupérer quelques militants d’extrême droite au passage.