mardi 14 novembre 2017

16 novembre - Appel à une journée d'action contre les lois anti-sociales


Communiqué de la Fédération Anarchiste lors de son 76e congrès

La Fédération anarchiste, réunie en son 76e congres à Paris les 11 et 12 novembre 2017, a débattu de la situation politique et sociale
et des enjeux de la lutte des classes.

L’Etat « macroniste » se radicalise et accèlere le programme capitaliste mené par Gattaz, l’OCDE, le FMI et consorts, dans la continuité des gouvernements précédents.
Le capitalisme ne connait pas de frontières et la lutte pour l’émancipation doit également s’affranchir des Etats et étendre le combat révolutionnaire à l’échelle mondiale. C’est pourquoi nous développons l’Internationale des Fédérations anarchistes.
Le mouvement social et syndical peine à construire un rapport de forces et la convergence des luttes.
La strategie de mobilisation dans la rue ne remplace pas le blocage économique. Seule la grève générale reconductible peut menacer les profits et ouvrir ainsi une perspective révolutionnaire.
La Fédeération anarchiste est engagée dans ce mouvement social et syndical qui doit assumer et affirmer sa légitimité politique et opposer un projet de société en rupture avec le modèle capitaliste et du chacun-pour-soi qu’on nous impose.
La Fédération anarchiste participera de toutes ses forces au mouvement social et s’opposera a toute tentative de tutelle politique y compris celle de Mélenchon qui crée la division en portant la lutte sur le terrain parlementaire.
Notre rôle est de preserver le mouvement social de toute contamination politicienne et élèctorale.
La Charte d’Amiens demeure pertinente aujourd’hui ; malgré ses imperfections et ses limites, elle reste à nos yeux un outil nécessaire affirmant les principes de l’action syndicale :

L’amélioration continue et immédiate des conditions de travail et la transformation sociale ;
L’indépendance par rapport aux partis et a l’Etat ;
La construction de la grève générale expropriatrice et autogestionnaire qui abolira le salariat.

Notre mouvement doit également diffuser des pratiques d’auto-organisation et d’action directe. La propagande par l’exemple et les alternatives en actes sont à même de développer des pratiques en rupture avec le consumérisme et la délégation.
Les religions ont toujours été l’outil des puissants, du patriarcat et du militarisme. Au côté du Capital, elles incitent à la résignation et à l’ignorance. La Fédération anarchiste revendique haut et fort « Ni dieu ni maitre ». L’émancipation de l’humanite nécessite une lutte radicale et définitive avec l’idée de dieu.
La Fédération anarchiste appelle les individus et les groupes attachés à l’émancipation sociale a s’organiser et à oeuvrer pour une société fédéraliste libertaire et autogestionnaire, pour un monde débarrassé des classes, des religions et des Etats et toutes les dominations.

Paris, le 12 novembre 2017

ifa(A)federation-anarchiste.org

jeudi 2 novembre 2017

Vous avez aimé l'état d'urgence, vous allez adorez les nouvelles lois "anti-terrorsites"


Communiqué commun de la CNT, de la CGT et de Solidaridad obrera sur la situation en Catalogne

30 octobre 2017
Les organisations signataires, agissant sur le territoire national, partagent une même inquiétude quant à la situation en Catalogne, la répression opérée par l’État, la perte de droits et de libertés que cela suppose et va supposer, et la montée d’un nationalisme rance qui apparaît à nouveau dans une grande partie de l’État.
Nous défendons l’émancipation, en Catalogne et dans le monde entier, de toutes les personnes qui travaillent. Dans ce contexte, peut-être est-il nécessaire de rappeler que nous ne comprenons pas le droit à l’autodétermination comme l’entendent les partis et les organisations nationalistes, mais comme le droit à l’autogestion, pour notre classe, sur un territoire déterminé.
Comprise de cette manière, l’autodétermination passe davantage par le contrôle de la production et de la consommation par les travailleurs et les travailleuses, et par une démocratie directe de bas en haut, organisée selon les principes fédéralistes, que par l’établissement d’une nouvelle frontière ou la création d’un nouvel État.
En tant qu’internationalistes, nous pensons que la solidarité entre travailleurs ne doit pas être limitée aux frontières d’un État, raison pour laquelle il nous importe peu de savoir où ces frontières se situent. Ce qui nous paraît vraiment préoccupant, c’est la réaction vécue dans le reste de l’État, avec l’exaltation d’un « espagnolisme » rance, qui rappelle des temps passés, encouragé par les médias et en phase avec la dérive autoritaire du gouvernement, patente depuis l’emprisonnement de personnes ayant appelé à des actes de désobéissance ou avec l’application de l’article 155 de la Constitution. Il ne nous échappe pas que cette poussée nationaliste pose les bases pour de prochaines limitations de droits et de libertés, contre lesquelles nous devons nous prémunir. La honteuse unité des prétendues « forces démocratiques » dans la justification de la répression annonce un sombre panorama pour toutes les futures dissidences. Il semblerait que le régime post-franquiste qui nous gouverne depuis quarante ans resserre les rangs pour assurer sa continuité.
Ce régime, qui a existé et qui existe encore, tant en Catalogne que dans le reste de l’État espagnol, sent que sa propre survie est en jeu. Grandement remis en question et soumis à une profonde crise de légitimité, il observe avec inquiétude l’accumulation des fronts de lutte ouverts. La menace sur l’intégrité territoriale de l’État s’ajoute aux scandales de corruption, au discrédit de la monarchie, à la remise en question des restrictions appliquées à la population, au mécontentement dû à l’esclavagisme au travail qu’ont entraîné les dernières réformes, l’allongement de l’âge du départ à la retraite, la baisse du montant des pensions, etc. Les appels constants à défendre la Constitution doivent être compris comme une alerte pour mettre fin à cette véritable crise existentielle qui tenaille cet Etat. Le danger est que dans ce processus les comportements répressifs comme ceux auxquels on a assisté récemment dans plusieurs villes catalanes deviennent la norme. Ou pire.
Nous ne savons évidemment pas quel sens vont prendre les événements. Nos organisations resteront attentives à ce qui se passe, prêtes à défendre les intérêts des travailleurs. Nous nous opposerons de toutes nos forces à la répression et à la normalisation des comportements ultradroitiers, qui déjà se perçoivent. Nous ne nous laisserons évidemment pas non plus manipuler par les stratégies des partis politiques dont les objectifs nous sont étrangers. Dans le même temps, nous ne cesserons d’appuyer les mobilisations de la classe ouvrière quand celle-ci décidera que le moment est enfin venu de se défaire du diktat des élites politiques et économiques qui depuis trop longtemps gèrent le contrôle du territoire pour servir exclusivement leurs propres intérêts. En tant qu’organisations syndicales de classe, libertaires et combatives, nous serons présents dans la rue, dans les mobilisations, comme nous l’avons montré en de nombreuses occasions, contre la répression, les restrictions des droits et des libertés, et contre la corruption.
Il est possible que la crise en Catalogne soit le coup de grâce pour un modèle d’État qui agonise. Que ce changement s’oriente dans un sens ou dans un autre dépendra de notre capacité, en tant que classe, à faire prendre à ce processus la direction opposée à la répression et à l’essor des nationalismes. Ayons confiance en l’obtention d’un résultat final qui aille vers plus de libertés et de droits, et non le contraire. Nous jouons gros.
Pour les droits et les libertés ! Contre la répression des classes laborieuses !
Confederación general del trabajo, Solidaridad obrera,
Confederación nacional del trabajo.
(Traduction : Floréal Melgar)



Fédération Anarchiste en ville


DOSSIER : ENTREE DE L’ETAT D’URGENCE DANS LE DROIT COMMUN ASSERVIR NE SIGNIFIE PAS PROTEGER !



Après seulement deux mois entre l’écriture, la présentation et les « négociations » entre député-e-s et sénateurs/trices, la loi «anti-terroriste » a été adoptée définitivement ce mercredi 18 octobre par le sénat suite à son adoption par l’assemblée nationale le 11, pour une entrée en vigueur le 1er novembre 2017 et la fin du régime d’exception de l’état d’urgence. Concrètement, les mesures liberticides et autoritaires contenues dans ce dernier passent dans le droit commun.
On n’aura jamais vu un gouvernement aller aussi vite pour faire voter une loi attentant autant aux libertés individuelles. On notera que la plupart de ces mesures seront sous l’autorité des préfets ou du ministre de l’intérieur, tous nommés par l’État, et non plus sous la tutelle de juges.

– Les perquisitions administratives

Article 3 du projet de loi anti-terroriste, nommées avec « humour » les « visites domiciliaires » qui peuvent s’accompagner de « saisies des documents, objets ou données qui s’y trouvent ». Ces perquisitions resteront à l’initiative du préfet, à la différence des perquisitions judiciaires, elles devront néanmoins avoir l’aval du juge des libertés et de la
détention (JLD) du tribunal de grande instance de Paris après un avis du procureur de Paris. Elles ne pourront être faites avant 6h du matin et après 21h sauf autorisation motivée du JLD fondée sur « l’urgence de l’opération ».

– Les assignations à domicile, appelée « mesures individuelles de surveillance »


Le ministre de l’intérieur pourra décider de ces assignations, elles concerneront « toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics » et dureront 3 mois qui pourront être renouvelés jusqu’à un an maximum. Une
petite différence avec la mesure de l’état d’urgence, la personne ne pourra plus être assignée à un territoire plus petit que sa commune, précédemment elle était assignée à résidence. Le périmètre pourra être étendu dans certains cas au département si la personne accepte de porter un bracelet électronique. Les personnes concernées devront se présenter à la police une fois par jour, contre trois fois sous l’état d’urgence, elles pourront aussi être soumises à l’interdiction de fréquentation de certains lieux. Le préfet (nommé par l’État), pourra lui aussi prononcer des assignations à résidence notamment juste sur des « notes blanches », documents anonymes et imprécis, rédigés par les services de renseignement.

– Les contrôles des zones frontalières

Ces zones vont être étendues, ainsi, là où avant les polices contrôlaient dans les gares, aéroports, ports et certains points frontaliers, les forces de « sécurité » pourront dorénavant faire des contrôles et fouilles dans les zones avoisinantes, jusqu’à 10km autour de ces mêmes zones. À noter que ces contrôles et fouilles ne seront plus soumis à des justifications précises, contrairement au reste du territoire. Cette mesure prévoit aussi de faire passer de six à douze heures la durée maximale du contrôle d’identité. On ne peut douter de l’augmentation des contrôles aux faciès déjà plus que répandu. À noter que pour le contre-sommet du G20 à Hambourg en 2017, les agents de la SNCF avaient été mis à contribution en étant appelé à dénoncer toute personne ressemblant de près ou de loin à un-e « altermondialiste ».
– En annexe ajout d’une extension des contrôles d’identité « aux frontières », en gros au nom de la lutte contre « la criminalité transfrontalière », avec une nouvelle définition des « zones frontalières », la police n’aura pas besoin d’un feu vert de la justice pour lancer des opérations de contrôle, selon le monde et la Cimade, "la zone frontalière" pourrait englober les 2/3 du pays.

– Instauration de périmètre de protection

Sous autorité du préfet, si un événement ou un lieu se retrouve "exposé à un risque d’actes de terrorisme", il pourra publier un arrêté établissant un périmètre de protection pour une durée pouvant aller jusqu’à un mois afin de restreindre et contrôler l’accès des personnes et des véhicules à cette zone. "L’arrêté définit ce périmètre, limité aux lieux exposés à la menace et à leurs abords, ainsi que ses points d’accès". Même certains juristes s’inquiètent du risque de dérive et de l’utilisation abusive de cette mesure pouvant être utilisée contre des opposants politiques ou des militants, lors de manifestations par exemple, car il n’y a pas de mention déterminant avec précision à partir de quel moment un lieu ou un événement est susceptible de présenter un risque assez important pour déclencher ce dispositif. On verra, sans nul doute malheureusement son utilisation d’ici peu de temps. Le recours à des services de sécurité public plus des entreprises de sécurité privées est toujours d’actualité pour les filtrages de foule avec fouilles et palpations.

– Écoute des communications hertziennes

Elles viennent s’ajouter à la surveillance numérique déjà en place et renforcée par le projet de loi. L’article 852–2 prévoit que « peuvent être autorisées les interceptions de correspondances échangées au sein d’un réseau de communications électroniques empruntant exclusivement la voie hertzienne et n’impliquant pas l’intervention d’un opérateur de communications électroniques, lorsque ce réseau est réservé à l’usage d’un groupe fermé d’utilisateurs » « aux seules fins de défense des intérêts nationaux ». Concrètement L’État pourra avoir recours à des algorithmes sur les réseaux de communication pour détecter des connexions susceptibles de révéler une menace « terroriste ». Les écoutes hertziennes concernent toutes les communications sans fil, par exemple le Wifi, Bluetooth ou GPS. Le Conseil Constitutionnel avait censuré en octobre 2016 cette mesure qui revient et est voté sans problème du fait de l’introduction d’une « clause d’autodestruction » de toutes les mesures de la loi, on verra plus loin dans le texte ces termes exactes.

– Mise sous surveillance facilitée (chapitre VIII du texte)

Une personne qui « soit entre en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations [terroristes], soit soutient, diffuse ou adhère à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes » pourra faire l’objet d’une série de mesures de surveillance. On notera que tout cela reste à l’appréciation des
services de renseignements et donc de simple « notes blanches ». Le texte prévoit aussi de contraindre les personnes suspectées de fournir leurs identifiants en ligne (mails, facebook, twitter, compte sur les forums, sites d’information et même administratifs). Les mots de passe ne sont pas concernés.
Le texte prévoit aussi l’extension de durée du déploiement des « boites noires » (boîtiers permettant de surveiller les métadonnées des communications en France – les informations qui entourent un message, comme son horaire et son adresse, mais pas son contenu), leur utilisation devait prendre fin en 2018, mais ayant rencontré quelques problèmes techniques, le gouvernement profite de ces mesures pour allonger discrètement la durée de leur utilisations. Il n’est évidemment pas mentionné une date limite de fin de cette mise en place.

– Mise en place du fichier des passagers aériens

Le projet de loi prévoit la transposition dans la loi française de la directive européenne relative au dispositif "Passenger Name record", qui prévoit le transfert de données personnelles des passagers recueillies par les compagnies aériennes aux autorités judiciaires. Ces informations pourront ensuite être exploitées et recoupées par les services de renseignement et de police.

– Parallèlement, on apprend que le gouvernement envisagerait d’introduire les interdictions de manifester dans le droit commun, un dispositif qui autoriserait le préfet à «interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté» ainsi qu’à «interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics». 

Après deux ans sous le régime d’exception de l’état d’urgence et un bilan plus que mitigé, le gouvernement utilise encore et toujours la peur de l’autre, des autres, de « l’étranger » pour restreindre, voir amputer les libertés des personnes pour donner illusion d’une « sécurité ». Alors que ces mesures n’ont nullement empêché de nouveaux actes terroristes, elles ont, à l’inverse, permis à l’État d’augmenter sa répression, et de fait, son autoritarisme, contre les mouvements contestataires (anti-cop21, contre la loi El Kohmri, contre la loi travail 2, …) se cachant derrière la notion vague « d’anti-terrorisme ». Ainsi sur de simples soupçons de la part des autorités, les fameuses « notes blanches », certaines personnes se verront privées de leur liberté.
L’État, ayant, par ailleurs, bien retenu la leçon des précédentes tentatives de lois répressives, a instauré une « clause d’autodestruction » de ces mesures « anti-terroriste » (date de fin prévue le 3 décembre 2020, si le gouvernement ne les trouve plus « nécessaires »). En vertu de cette même clause, ces mesures prennent un caractère expérimental et n’ont donc plus besoin d’être présentées devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier, rappelons-le, en avait interdit certaines de la loi instituant en 2015 l’état d’urgence jugées contraire aux libertés publiques.
Ce sont donc ces mesures interdites, qui sont réintroduites dans la nouvelle loi et se retrouvent, de fait, dans le droit commun sans recours possible. On ne peut malheureusement pas douter que l’État trouvera toujours une bonne « raison » pour renouveler tout son petit arsenal autoritaire et liberticide dès l’approche de la date buttoir d’autodestruction.
Dans le même temps, le gouvernement multiplie les attaques sociales (déconstruction/destruction du code du travail facilitant les licenciements, la précarité et la suppression des CHSCT - Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail - dans le secteur privé, plafonnement des indemnités de licenciements, baisse des aides aux logements, gel des salaires des fonctionnaires, augmentation de la CSG - Contribution Sociale Généralisée - pour les retraité-e-s et les fonctionnaires, ...), engendrant une grogne grandissante de la population et nombre de mouvements sociaux. Sous couvert de lutte « anti-terrorisme », L’État se protège donc par la mise en place de ces mesures pour museler et mater toute opposition à un pouvoir exerçant sa toute-puissance au service des plus riches.

L’asservissement n’a jamais protégé personne !

Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires

Organisons-nous et luttons !

Fédération Anarchiste
145 rue Amelot, 75011
Octobre 2017

Version PDF A4 :
http://www.mediafire.com/file/w5m166hgbda6t0m/Dossier+%C3%A9tat+d%27urgence+dans+le+droit+commun+A4.pdf

Version PDF brochure :
http://www.mediafire.com/file/9w8bcb6bhh8m98w/Dossier+%C3%A9tat+d%27urgence+dans+le+droit+commun+Format+Brochure.pdf

mardi 24 octobre 2017

À propos de la Catalogne : Résolution du Comité confédéral de la CGT (espagnole)

 La CGT (espagnole) est absolument opposée à l’escalade répressive mise en œuvre par le gouvernement de l’État espagnol contre la population de Catalogne, et nous défendrons les personnes réprimées de notre classe d’où que la répression vienne. De même nous sommes opposés à la répression exercée par le gouvernement de la Generalitat de Catalogne.
La CGT défend toutes les libertés citoyennes, de réunion et manifestation, de libre association, d’expression, le droit de grève etc. et elle soutient aussi le droit de décision sur tous les aspects de la vie, dans tous les territoires et sur toute la planète, ainsi que la démocratie directe comme formule pour la prise de décisions.
Nous respectons et défendons le droit à la diversité culturelle et sociale de chaque lieu, avec tout ce que cela implique dans la vie quotidienne des individus.
Nous défendons le droit à l’autodétermination de tous les peuples. Pour la CGT, l’autodétermination implique la capacité de tout décider sur tout, et cela doit se concrétiser par la pratique d’une réelle autogestion à tous les niveaux (économique, social etc.)
La CGT ne soutient pas la création de quelque État que ce soit, ni sous forme de république, ni sous aucune autre forme. La lutte contre tous les États figure dans les principes qui définissent la CGT, et elle continuera à appuyer et aider à la disparition des États-nation.
La CGT défend l’autogestion de la société et la fin du système capitaliste.
La CGT ne va pas se laisser manipuler par le chantage et les manœuvres des classes politiques, catalanes, espagnoles, ni d’ailleurs ; nous savons que ça n’améliorera pas la situation d’exploitation de notre classe.
La CGT fait partie de la classe ouvrière et n’accepte pas de participer à des processus interclassistes de gestion territoriale, avec ceux qui nous exploitent et nous répriment (lois Mordaza, opérations Pandora I et II, Piñata, expulsions violentes pendant le 15 M (Indignés 15 mai 2011), expulsions d’appartements (affectés des hypothèques), « réformes » du travail, article 155 de la Constitution, CETA, inculpations de syndicalistes pour avoir participé à des piquets de grève, montages policiers et juridiques etc.) ; nous ne l’acceptons pas, parce que nous sommes une organisation de classe, autonome, fédéraliste, internationaliste, autogestionnaire et libertaire, ce que nous définissons comme anarcho-syndicaliste.

Madrid, le 19 octobre 2017
Résolution approuvée à l’unanimité par le Comité confédéral de la CGT



Manifestation contre le Fascisme à chambéry !

Appel à Manifestation contre le Fascisme samedi 28 Octobre à 14h place de la mairie !
Appel à Manifestation contre le Fascisme !

Vendredi 20 octobre au soir se déroulait la soirée de rentrée de la fédération anarchiste dans le bar "Chez Gigi". Un peu de monde, bonne ambiance conviviale et familiale (des enfants étaient présents) sur les airs de rebetiko du groupe Tzimalia.
Vers 21h15, entre 10 et 15 militant néo-nazi sont venus attaquer la soirée, pour celleux qui auraient encore un doute, oui, ils étaient là pour la provocation, l’affrontement et l’instauration d’un climat de peur et de violence.
Néanmoins, une belle réaction collective et spontanée a mis en déroute les nazillons ! De notre côté, tout le monde va bien malgré 2 passages à l’hôpital.
Finalement le concert a pu reprendre son cours, ils n’auront pas réussi à gâcher cette soirée !
A Chambéry, les fascistes (entre autres les organisations Edelweiss et Civitas) ne se permettaient pas ce genre de choses jusqu’à présent, même si un certain nombre d'agressions et d'intimidations ont eu lieu. Cet évènement montre la nécessité urgente de s’unir contre le fascisme et les fascistes, à organiser notre autodéfense collectivement et à leur barrer la route où qu’ils soient ! En sommes, à prendre au sérieux la question de l’antifascisme !
Surtout que ce n’est pas que la Fédération anarchiste qui est touchée par cet évènement mais l’ensemble des personnes présentes : libertaires, milieux militants, amateurs-trices de musique, habitué-es du lieu, simple curieux-ses … En bref, les habitant-es de chambéry et des alentours !
Il va de soi que cette attaque ne remet en rien en cause notre engagement politique, que nous continuerons à faire nos actions et nos évènements en défendant nos valeurs de solidarité et de liberté !
Appel à Manifestation contre le Fascisme !
SAMEDI 28 OCTOBRE à 14h place de la mairie de Chambéry!
Riposte populaire ! NO PASARAN !

Signé : les gens présent-es à l’assemblée antifasciste improvisée
Avec le soutien de la CNT, de FSU, du NPA, de l'UD CGT, de Solidaire, de Alternatives et Autogestion (liste en cours de mise à jour)


dimanche 22 octobre 2017

Chambéry : Communiqué sur l'attaque fasciste lors de la soirée de rentrée libertaire

Communiqué (a chaud) sur l'attaque fasciste sur la soirée de rentrée de la Fédération anarchiste à Chambéry ce vendredi 20 octobre ! Par les gens présents à cette soirée. A diffuser largement !
Vendredi 20 octobre au soir se déroulait la soirée de rentrée du groupe de Chambéry de la Fédération Anarchiste dans le bar "Chez Gigi". Un peu de monde, bonne ambiance conviviale et familiale (des enfants étaient présents) sur les airs de rebetiko du groupe Tzimalia.
Vers 21h15, entre 10 et 15 fachos sont venus attaquer la soirée (seul truc qu’ils savent faire), pour celleux qui auraient encore un doute, oui, ils étaient là pour la provocation, l’affrontement et l’instauration d’un climat de peur et de violence.
Néanmoins, une belle réaction collective et spontanée a mis en déroute les nazillons ! De notre côté, tout le monde va bien malgré 2 passages à l’hôpital.
Finalement le concert a pu reprendre son cours, ils n’auront pas réussi à gâcher cette soirée ! 
A Chambéry, les fascistes ne se permettaient pas ce genre de choses jusqu’à présent. Cet évènement montre la nécessité urgente de s’unir contre le fascisme et les fascistes, à organiser notre autodéfense collectivement et à leur barrer la route où qu’ils soient ! En sommes, à prendre au sérieux la question de l’antifascisme !
Surtout que ce n’est pas que la Fédération anarchiste qui est touchée par cet évènement mais l’ensemble des personnes présentes : libertaires, milieux militants, amateurs-trices de musique, habitué-es du lieu, simple curieux-ses …
Il va de soi que cette attaque ne remet en rien en cause notre engagement politique, que nous continuerons à faire nos actions et nos évènements en défendant nos valeurs de solidarité et de liberté !

Pour les personnes qui étaient présentes à cette soirée et qui souhaiteraient en parler à froid, n’hésitez pas à nous contacter ! Nous vous invitons également à diffuser ce communiqué le plus largement possible et à nous communiquer toutes images que vous auriez prise.
En tout cas, merci à toutes les personnes présentes et merci aux zicos de Tzimalia d’avoir assuré la soirée :)

Signé : les gens présents à cette soirée.


samedi 21 octobre 2017

Fédération Anarchiste Lyon


Communiqué de la Fédération Anarchiste : Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires, organisons-nous et luttons !

Après seulement deux mois entre l'écriture, la présentation et les « négociations » entre député-e-s et sénateurs/trices, la loi « anti-terroriste » a été adoptée définitivement ce mercredi 18 octobre par le Sénat suite à son adoption par l'Assemblée nationale le 11, pour une entrée en vigueur le 1er novembre et la fin du régime d'exception de l'état d'urgence. Concrètement, les mesures liberticides et autoritaires contenues dans ce dernier passent dans le droit commun. On n'aura jamais vu un gouvernement aller aussi vite pour faire voter une loi attentant autant aux libertés individuelles : perquisitions administratives, assignations à domicile, agrandissement des zones frontalières pour augmenter les contrôles sans l'approbation d'un juge, instauration d'un périmètre de protection, écoutes des communications hertziennes (en plus des numériques), mises sous surveillance facilitée, mise en place du fichier des passagers aériens. On notera que la plupart de ces mesures seront prises sous l'autorité des préfets ou du ministre de l'intérieur, tous nommés par l'État, et non plus sous la tutelle des juges.
Après 2 ans sous le régime d'exception de l'état d'urgence et un bilan plus que mitigé, le gouvernement utilise encore et toujours la peur pour entraver les libertés des personnes. Ainsi, alors que ces mesures n'ont nullement empêché de nouveaux actes terroristes, elles ont, à l'inverse, permis à l' État d'accentuer sa répression, et de fait, son autoritarisme, contre les mouvements contestataires (anti-cop21, contre la loi El Kohmri, contre la loi travail 2...).
L'État, ayant, par ailleurs, bien retenu la leçon des précédentes tentatives de lois répressives, a instauré une « clause d'autodestruction » de sa nouvelle loi « anti-terroriste » (date de fin prévue le 3 décembre 2020, si le gouvernement ne trouve plus les mesures « nécessaires »). En vertu de cette même clause, ces mesures prennent un caractère expérimental et n'ont donc plus besoin d'être présentées devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier, rappelons-le, avait interdit certaines des mesures de la loi instituant en 2015 l'état d'urgence jugées contraire aux libertés publiques.
Ce sont donc ces mesures interdites, qui sont réintroduites dans la nouvelle loi et se retrouvent, de fait, dans le droit commun sans recours possible. On ne peut malheureusement pas douter que l'État trouvera toujours une bonne « raison » pour renouveler tout son petit arsenal autoritaire et liberticide dès l'approche de la date butoir d'autodestruction.
Dans le même temps, le gouvernement multiplie les attaques sociales (déconstruction/destruction du Code du travail facilitant les licenciements, la précarité et la suppression des CHSCT -Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail- dans le secteur privé, plafonnement des indemnités de licenciements, baisse des aides aux logements, gel des salaires des fonctionnaires, augmentation de la CSG - Contribution Sociale Généralisée - pour les retraité-e-s et les fonctionnaires ...), engendrant une grogne grandissante de la population et nombre de mouvements sociaux, et se protège par la mise en oeuvre de mesures particulièrement autoritaires et liberticides pour mater et museler toute opposition à un État exerçant sa toute puissance au service des plus riches.
Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires, organisons-nous et luttons !
20 octobre 2017

Les actes du colloque "Patriarcat : prostitution, pédocriminalité et intégrisme"


Rassemblement des textes des intervenantes et du collectif d’organisations à l’origine de cette initiative, à lire + version imprimable en A4 et en version livre :
http://clas.pe.hu/spip.php?article400 






Fédération Anarchiste sur les murs


jeudi 12 octobre 2017

Fédération Anarchiste et CNT sur les murs


Communiqué Piotr Riabov (FA et IFA )

Piotr Riabov (Пётр Рябов), l’un des historiens de l’anarchisme les plus célèbres en Russie, professeur au département de philosophie de l’université de pédagogie de Moscou, auteur de livres, a été arrêté à cause d’une conférence sur l’histoire du mouvement anarchiste. Il a été condamné à six jours de prison.

L’arrestation eut lieu le 9 octobre en Biélorussie, où Riabov s’est rendu pour donner des conférences. La police a envahi la conférence et arrêté l’historien et plus d’une vingtaine de personnes venues à la conférence.

Tous ont été emmenés au poste de police et interrogés. La police a saisi les livres et autres documents imprimés que Riabov devait utiliser pendant la conférence. Ce jour-là, tous ont été libérés après les interrogatoires.

Mais le 10 octobre, Riabov fut arrêté de nouveau dans le train quand il rentrait à Moscou. Il a été jugé le 11 octobre et condamné à six jours de prison.

Il a été accusé de vandalisme et de propagation de matériels extrémistes.

La revue La Liberté ou la Mort (No 6, 2007) fut considérée comme extrémiste. En signe de protestation, il a commencé aujourd’hui 11 octobre une grève de la faim. Piotr Riabov (Пётр Рябов), avec Vadim Damier, est le principal historien contemporain de l’anarchisme en Russie.

Il a besoin de solidarité internationale et d’un soutien urgent.
Attaque de la police / Police attack / Ataque policial
https://pramen.io/ru/2017/10/militsiya-atakovala-lektsiyu-petra-ryabova-v-grodno-obnovlyaetsya/
Procès / Trail / Julgamento
https://pramen.io/ru/2017/10/petra-ryabova-sudyat-v-baranovichah/
L’arrestation / Arrest / Preso pela policia
https://pramen.io/ru/2017/10/petra-ryabova-osudili-na-6-sutok/
Conférences de l’historien / Conferences of the historian / Conferências do historiador
https://pramen.io/ru/2017/10/lektsii-petra-ryabova-v-grodno/
Page de l’historien / Page of the historian / página do historiador
http://mpgu.su/staff/ryabov-petr-vladimirovich/

PDF ici : https://groupegrainedanar.files.wordpress.com/2017/10/communiquc3a9-piotr-riabov.pdf

Radical Graffiti, ni monarquia, ni republica


Antifa Shutsdown Nazi March in Sweden


Archive Fédération Anarchiste



Lourd verdict dans le procès de la voiture de police brûlée quai de Valmy à Paris

Le président a suivi ou alourdi les peines demandées par le procureur dans l’ensemble, en s’autorisant des comparaisons limites. Les condamnés sont sommés de payer au syndicat de police Alliance, partisan du tout sécuritaire, 5000 euros de dommages et intérêts. Les condamnations se sont basées sur la foi du témoignage anonyme d’un policier du renseignement qui n’a jamais pu être contre-interrogé et dont les propos se contredisaient à plusieurs reprises : Angel B. : relaxé ("participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires") / Leandro L. : coupable, 1 an de prison avec sursis ("participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires") / Bryan M. : relaxé ("participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires") ; coupable, 1000€ d’amende ("refus de prélèvement d’ADN") / Thomas R. : coupable, 2 ans de prison dont 1 avec sursis ("auteur de coups de poing et de coups de pieds sur le véhicule") / Kara B. : coupable, 4 ans de prison dont 2 avec sursis ("jet d’un plot métallique sur le pare-brise") / Ari R. : coupable, 5 ans de prison dont 2 ans et demi de sursis ("coups à l’arrière de la voiture à l’aide d’un plot métallique) / Nicolas F. : coupable, 5 ans de prison dont 2 et demi avec sursis ("coups sur le policier avec une tige") / Antonin B. : coupable, 5 ans de prison dont 2 avec sursis sans mandat de dépôt ("agression du policier à l’intérieur de la voiture et bris de la vitre arrière") / Joachim L. : coupable, absent, 7 ans de prison (jet du fumigène)... 

mercredi 11 octobre 2017

Entrée de l'état d'urgence dans le droit commun, dernière mise à jour

La commission mixte paritaire (assemblée/sénat), qui s’est tenue lundi 9 octobre, a validé le texte définitif de la "loi anti-terrorsite", il sera présenté pour son adoption définitive à l’Assemblée nationale, mercredi 11 octobre, et au Sénat, le 18 octobre.

 Quelques petites choses ont changées, rien de bien fracassant, mais autant être précis :

- la clause "d'autodestruction" au bout de 3 ans s'appliquera à toutes les mesures compris dans cette loi, avant la commission elle était seulement valable pour les "assignations à domicile" et les "perquisitions administratives". La clause ne sera valable que si le gouvernement ne les jugent plus nécessaires autrement elles perdureront.

- concernant les personnes assignées a residence,
Ajout  : elles pourront être soumise à l'interdiction de fréquentation
de certains lieux.
Suppression de «l'obligation, pour une personne soumise à une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance, de déclarer les numéros d'abonnement et les identifiants techniques de l'ensemble de ses moyens de communication électronique»

- La zone pour « les contrôles des zones frontalières » (gares/ports/aeroports) passe de 20km à 10km

- Le gouvernement prepare une petite annexe pour la loi antiterroriste concernant l'extension des contrôles d’identité « aux frontières », en gros au nom de la lutte contre « la criminalité transfrontalière », avec une  nouvelle définition des « zones frontalières », la police n’aura pas besoin d’un feu vert de la justice pour lancer des opérations de contrôle, selon le monde et la Cimade, "la zone frontalière" pourrait englober les 2/3 du pays

Voir communiqué Part 1 du projet :
 https://etincelle-noire.blogspot.fr/2017/10/entree-de-letat-durgence-dans-le-droit.html
Voir communiqué Part 2 du projet :
http://etincelle-noire.blogspot.fr/2017/10/communique-de-la-federation-anarchiste.html

jeudi 5 octobre 2017

Contre les nouvelles lois "anti-terrorsite"


Communiqué de la Fédération Anarchiste Lyon sur l'entrée de l'état d'urgence dans le droit commun, part.2

Mardi 3 octobre, les dernières mesures du projet de lois « anti-terroriste » étaient votée, (415 pour, 127 contre). Cette ensemble de mesures renforce les pouvoirs des « forces de l'ordre » au détriment du pouvoir judiciaire et contient de nouvelles dispositions de surveillance électronique. Le gouvernement voulant aller au plus vite pour que toutes ces mesures entrent en vigueur, choisit la version accélérée en convoquant une assemblée mixte paritaire (sénat/assemblée) dans la semaine prochaine pour une adoption définitve du projet « anti terroriste » à la mi-octobre. Il est certain qu'avec tout les mouvements sociaux du moment et à venir, le gouvernement a hâte d'avoir tout son nouveau dispositif répressif pour « répondre aux mieux à la grogne sociale et politique ».

Dernières mesures du projet de loi votées ce mardi à l'assemblée, on retrouve sans surprise :

-« l'instauration d'un périmètre de protection »
Le préfet obtient de nouveaux pouvoirs. Si un événement ou un lieu se retrouve "exposé à un risque d'actes de terrorisme", un arrêté peut établir un périmètre de protection pendant un mois afin de restreindre et contrôler l'accès des personnes et des véhicules à cette zone. "L’arrêté définit ce périmètre, limité aux lieux exposés à la menace et à leurs abords, ainsi que ses points d’accès". On ne peut que s'inquiéter de cette mesure qui peut être utilisée au bon vouloir du préfet, nommé par l'Etat, car il n'y a pas de mention déterminant avec précision à partir de quel moment un lieu ou un événement est susceptible de présenter un risque assez important pour déclencher ces dispositifs. On verra, sans nul doute, une utilisation abusive de cette mesure à l'encontre d'opposants politiques en place ou/et de militants lors de manifestations. Le recours à des services de sécurité est toujours d'actualité afin de faire éventuellement des filtrages de foule avec fouilles et palpations.

  • « écoutes des communications hertziennes »
Elles viennent s'ajouter à la surveillance numérique déjà en place et renforcée par le projet de loi. L’article 852–2 prévoit que "peuvent être autorisées les interceptions de correspondances échangées au sein d’un réseau de communications électroniques empruntant exclusivement la voie hertzienne et n’impliquant pas l’intervention d’un opérateur de communications électroniques, lorsque ce réseau est réservé à l’usage d’un groupe fermé d’utilisateurs". « aux seules fins de défense des intérêts nationaux »

  • Mise sous surveillance facilitée (chapitre VIII du texte)
Une personne qui « soit entre en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations [terroristes], soit soutient, diffuse ou adhère à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes » pourra faire l'objet d'une série de mesures de surveillance. On notera que tout cela reste à l’appréciation des services de renseignements et donc de simple « notes blanches » .
Le texte prévoit aussi de contraindre les personnes suspectées de fournir leurs identifiants en ligne (mails, facebook, twitter, compte sur les forums, sites d’information et même administratifs). Les mots de passe ne sont pas concernés.
Le texte prévoit aussi l'extension de durée du dépoiement des « boites noires » (boîtiers permettant de surveiller les métadonnées des communications en France – les informations qui entourent un message, comme son horaire et son adresse, mais pas son contenu), leur utilisation devait prendre fin en 2018, mais ayant rencontré quelques problèmes techniques, le gouvernement profite de ces mesures pour allonger discrètement la durée de leur utilisations. Il n'est évidement pas mentionné une date limite de fin de cette mise en place.


- Mise en place du fichier des passagers aériens
Le projet de loi prévoit la transposition dans la loi française de la directive européenne relative au dispositif "Passenger Name record", qui prévoit le transfert de données personnelles des passagers recueillies par les compagnies aériennes aux autorités judiciaires. Ces informations pourront ensuite être exploitées et recoupées par les services de renseignement et de police.

D'ici 15 jours, notre gouvernement sera donc parée de toutes ces nouvelles lois répressives et autoritaires. Il ne fait nul doute que toutes ces fameuses mesures dites « anti-terrorsites » ne sont là que pour mieux dominer les masses et les faire taire, la grogne sociale montant du côté du privés comme du publics. On a déjà vu comment l'Etat s'était servit de l'état d'urgence pour mater, museler les opposants à la loi travail El Khomri. On ne peut donc que craindre leurs utilisations une fois dans le droit commun.
Contre les lois répressives et autoritaires, organisons nous, luttons !

Juste une étincelle noire - Fédération Anarchiste Lyon  

A lire la partie 1 ici : 
https://etincelle-noire.blogspot.fr/2017/10/entree-de-letat-durgence-dans-le-droit.html

mercredi 4 octobre 2017

RELAXE POUR LES 13 DE VILLEURBANNE

Les 13 personnes inculpées de "dégradation de bien privés en réunion" (dont 5 étaient également poursuivies pour refus de prélèvement biologique (ADN)) le 24 mars 2016 suite à une action en soutien aux paysans de NDDL qui risquaient l’expulsion il y a eu relaxe ! Le PS ne s’était pas porté partie civile, dans la mesure où il n’existait aucune preuve qu’il y avait dégradation, de plus, les 13 ont eu un discours cohérent entre eux, malgré la provoc du procureur comme quoi la cour "n’est pas un spectacle ni une tribune politique" pour que nous et le public nous énervions les juges, mais ces derniers ont décidé la relaxe, à voir si le proc fait appel sous 10 jours...

Voir pour en savoir plus : http://etincelle-noire.blogspot.fr/2017/09/proces-des-macons-du-ps-le-2-octobre.html

7 Octobre : Lyon : appel à se rassembler contre le GUD

Non à l’occupation de l’espace public par des militants néo-nazis: Appel à contre rassemblement!

Le 7 Octobre est le jour qu’ont choisi les militants du GUD (Groupe Union Défense) pour parader sur la place Carnot dans Lyon.
Nous appelons à un contre rassemblement à l’entrée de la rue Victor-Hugo sur la place Bellecour afin de contrer cette initiative honteuse.
Car non, ce n’est pas banal que des militants se réclamant ouvertement du fascisme souhaitent afficher ouvertement leurs idées puantes.
En effet, le GUD est directement responsable de plusieurs dizaines d’agressions en bande armée sur Lyon. Ils attaquent généralement en surnombre et par surprise tous ceux et celles qu’ils estiment mériter de se faire tabasser : noirs, arabes, asiatiques, couples métisses, syndicalistes, personnes considérées comme gauchistes etc…
Nous ne pouvons tolérer que cette bande puisse occuper l’espace public sans réponse de notre part. Comme nous l’avons toujours fait nous continuerons à nous opposer à l’extrême-droite peu importe la forme d’expression qu’elle prenne. L’aisance avec laquelle le GUD s’affiche n’est que la conséquence directe de la prolifération des politiques racistes, des discours discriminants qui s’affichent jusqu’au plus haut niveau de l’Etat : propos sur l’arrivée des réfugié-e-s de guerre, chasse aux Rroms, lois islamophobes, (non) affaire du burkini, impérialisme français, colonialisme etc, etc…

Rendez-vous le samedi 7 Octobre au début de la rue Victor-Hugo Place Bellecour à 14h00


Fédération Anarchiste Lyon, no boder no nation !


lundi 2 octobre 2017

Collage Fédértion Anarchiste Lyon contre l'état d'urgence


Nos libertés valent plus que leurs lois sécuritaires !


Communiqué de la Fédération Anarchiste Lyon sur l'entrée de l'état d'urgence dans le droit commun, part.1

C'est dans une indifférence totale, que l'assemblée nationale adopte une à une les mesures autoritaires et liberticides du projet de loi anti-terroriste porté par notre cher G. Collomb, ministre de l'intérieur, ex maire de Lyon que l'on a pu voir en action lors de la première journée d'action contre la loi travail 2 dans la capitale des Gaules le 12 septembre.
(voir texte « la solidarité plus forte que la matraque » https://etincelle-noire.blogspot.fr/2017/09/manifestation-contre-la-loi-travail-2.html ou la 
Le ministre peut compter sur l'ex patron du RAID, Jean-Michel Fauvergue, chargé de mission sur les questions d'intervention auprès du directeur général de la police nationale.
C'est donc quelques semaines après l'adoption par le sénat, le 20 juillet dernier, du projet de loi antiterroriste, que nos chers/chères député-e-s passent au vote des différentes mesures de la nouvelle loi anti-terroriste. Rappelons qu'elle a pour but de pérenniser, en mettant dans le droit commun, plusieurs mesures du régime exceptionnel de l'état d'urgence en place depuis les attentats du 13 novembre 2015 et prolongé 6 fois.

Dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 juin septembre, les député-e-s ont ainsi adopté l'article 3 du projet de loi anti-terroriste qui concerne les perquisitions administratives, nommées avec « humour » les « visites domiciliaires » qui peuvent s'accompagner de « saisies des documents, objets ou données qui s'y trouvent ». Ces perquisitions resteront à l'initiative du préfet, à la différence des perquisitions judiciaires, elles devront néanmoins avoir l'aval du juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal de grande instance de Paris après un avis du procureur de Paris.  Elles ne pourront être faite avant 6h du matin et après 21h sauf sauf autorisation motivée du JLD fondée sur « l'urgence de l'opération ».
Durant la même nuit la mesure concernant l'assignation à domicile, appelée « mesures individuelles de surveillance », a elle aussi été votée. Le ministre de l'intérieur pourra décider de ces assignations, elles concerneront « toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics » et dureront 3 mois qui pourront être renouvelés jusqu'à un an maximum. Une petite différence avec la mesure de l'état d'urgence, la personne ne pourra plus être assignée à un territoire plus petit que sa commune, précédemment elle était assignée à résidence. Le périmètre pourra être étendu dans certains cas au département si la personne accepte de porter un bracelet électronique. Les personnes concernées devront se présenter à la police une fois par jour, contre trois fois sous l'état d'urgence, et « fournir tous leurs numéros de téléphone et identifiants de communication électronique ». Le préfet (nommé par l'État), pourra lui aussi prononcer des assignations à résidence notamment juste sur des « notes blanches », documents anonymes et pas très précis, rédigés par les services de renseignement.
Mais n'ayez crainte braves gens, l'assemblée, dévouée corps et âme à notre Emmanuel Bonaparte Macron, a mis des gardes fous, ainsi ces 2 mesures seront soumises à un « contrôle parlementaire » jusqu'à leur évaluation en 2020 et pourront être reconduites si elles sont jugées « pertinentes ».

Petit bonus : Dans la foulée, les député-e-s toujours avides de mesures sécuritaires en ont ajouter une qui ne figurait pas sous l'état d'urgence, la création d'un nouveau crime pour sanctionner les parents qui « inciteraient leurs enfants à commettre des actes de terrorisme ou à partir à l'étranger dans ce but ».

Le 28 septembre, c'était au tour de la mesure concernant « les contrôles des zones frontalières » d'être adoptées au parlement. Elles vont être étendues, ainsi, là où avant les polices contrôlaient dans les gares, ports et certains points frontaliers, les forces de « sécurité » pourront dorénavant faire des contrôles et fouilles dans les zones avoisinantes, jusqu'à 20km autour des aéroports et des ports. À noter que ces contrôles et fouilles dans ces zones ne seront pas soumises à des justifications précises, contrairement au reste du territoire. Cette mesure prévoit aussi de faire passer de six à douze heures la durée maximale du contrôle d'identité. On ne peut douter de l'augmentation des contrôles aux faciès déjà plus que répandu. À noter que pour le contre sommet du G20 à Hambourg, les agents de la SNCF avaient été mis à contribution en étant appelé à dénoncer toute personne ressemblant de près ou de loin à un-e « altermondialiste ».


L’État utilise la peur d'hypothétique actes terroristes pour imposer des lois toujours plus sécuritaires, les 2 années d'état d'urgence nous ont pourtant prouvé l'inefficacité de telles mesures et ne les ont aucunement empéchées. Se cachant derrière cette notion vague de « terrorisme », on a vu, par contre, comment l'Etat s'est servit de ces mêmes mesures (assignations à résidence et perquisitions administratives), pour museler certain-e-s opposants à la COP 21 et plus récemment les manifestant-e-s contre la loi travail, les assimilant de fait a des terroristes. On ne peut donc douter de l'intention étatique et de ces mesures, qui sont avant tout des outils de répression, d'éteindre, museler tout mouvements de protestation à son encontre. Nous, anarchistes, ne pouvons que nous opposer à de telles lois autoritaires et liberticides.
Parallèlement, on apprend que le gouvernement envisagerait d'introduire les interdictions de manifester dans le droit commun, un dispositif qui autoriserait le préfet à «interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté» ainsi qu'à «interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics».
Cette mesure, montée en catimini, n'en ai pas moins en projet et sera présentée d'ici peu au parlement et prouve bien les intentions de l'Etat se voulant tout puissant au service des riches.

No libertés valent plus que leurs lois sécuritaires !

Juste une étincelle noire - Fédération Anarchiste Lyon

vendredi 29 septembre 2017

Collages fédération anarchiste, re-prenons nos vies en mains



Procès des maçons du PS le 2 Octobre

Le 2 octobre, 13 personnes seront jugées pour avoir participé à une action collective de murage du local PS de Villeurbanne, dans le cadre de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Hiver 2015. Mû par un léger penchant pour l’ordre et la sécurité qu’on lui connaissait bien, le Premier Ministre de l’époque – M. Manuel Valls – décide d’en finir une bonne fois pour toutes avec cette agaçante épine qui traîne depuis trop longtemps dans le pied du gouvernement, à savoir la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Les procédures d’expulsions sont relancées contre les habitant.e.s « historiques » vivant sur la ZAD, préalable à une invasion par les forces du désordre afin de tout casser pour rétablir « l’état de droit ».
Mars 2016. Face à ce regain d’agressivité du gouvernement, la résistance s’organise, comme lors de ce week-end où des actions visant le Parti Socialiste au pouvoir ont fleuri un peu partout en France
(https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1TQBajERaRkBJviWigWoTMBY28ZA)
Le local PS de Villeurbanne voit ainsi sont entrée murée, et 13 personnes sont interpellées et placées en garde-à-vue pour avoir participé cette action collective.


Ces 13 personnes sont actuellement poursuivies par la justice, leur procès se tiendra à Lyon lundi 2 octobre à 14h au Tribunal de Grande Instance. Venez nombreu.x.ses pour les soutenir, pour que la répression n’écrase pas les dynamiques collectives comme ils le souhaitent, mais les renforce.
M. Valls n’est plus, la ZAD est toujours là. Et l’avenir s’y construit.
Le collectif ZAD Lyon

https://rhonenddl.wordpress.com/2017/09/29/proces-des-macons-du-ps-le-2-octobre/

vendredi 22 septembre 2017

Compte rendu de la manif de lyon du 21 septembre contre la loi travail



Encore une grosse affluence à la manif (environ 10 000 personnes), à croire que les lyonnais-ses se réveillent et tiennent bon. Toujours une très grosse présence de la cgt qui a jouer les chaperons du cortège de tête qui n'en était plus un, vu que l'intersyndicale est passée devant. C'était un peu irritant de se voir encerclé par le service d'ordre de la cgt tout le long de la manif. A noter quand même à leur décharge, le SO a regardé ailleurs quand  nos camarades artistes ont repeint qques banques, agences immobilières et qu'ils ne nous ont pas tapé dessus :D On notera aussi une baisse d'affluence dans le cortège "sans étiquette", surement du fait de la grosse répression de mardi dernier ou/et du fait que le bloc était encerclé et du coup noyer dans la masse, en tous les cas dommage. On a eu, bien évidemment, notre hélicoptère préféré de la gendarmerie, qui nous a accompagné gentillement tout le trajet ainsi que 2 groupes de baceux + gendarmes mobiles qui nous ont suivi dans les rues parallèles. Même si le dispositif répressif était bien présent, il l'était bien moins que d'habitude surement du fait de la grève (arrêt maladie) d'environ 2000 CRS sur la france. En gros une manif sous le soleil sans accros.
Juste une étincelle noire

Tract distribué dans la manif par des gens


jeudi 14 septembre 2017

Manifestation contre la loi travail 2 à lyon, la solidarité plus forte que la matraque !



Mardi 12 septembre était la première journée d’action contre la loi travail 2 à l’appel de la CGT, SUD solidaire et l’UNEF, une nouvelle loi qui d’après Macron est une " avancée sociale". Ces nouvelles réformes, qui passeront au vote le 22 septembre en conseil des ministres, ne sont ni plus ni moins que des attaques de plus contre les droits des salarié-e-s du public comme du privé venant compléter la loi el Khomri.
Macron avait donné le ton quelques jours avant la journée d’action en annonçant que seuls les fainéant-e-s refusaient ce qu’il appelle des « modernisations » de la société. C’est donc entre 10 000 et 15 000 fainéant-e-s qui se sont retrouvés devant la manufacture des tabacs à Lyon pour une grosse manifestation. La CGT a réussi a énormément mobiliser, les cortèges se mettent en place, les CRS, gendarmes mobiles aussi, accompagné de leur indispensable hélicoptère de surveillance/fichage.
A coté du cortège de tête CGT, le groupe habituel sans étiquette se met en place. Le départ est donné, et comme durant les manifestations contre la loi el khomi, les sans étiquettes passent devant pour ouvrir la marche. A peine 10 mètres plus loin, les CRS et gardes mobiles foncent sur le groupe de tête et l’encerclent, sachant qu’aucunes provocations, ni autres agissements « délictueux » n’a eu lieu. La tension monte d’un coup, ça se bouscule, se pousse, quelques coup de boucliers donnent le ton de la suite. La manifestation se retrouve donc immobilisée. On apprend que cette manœuvre policière n’a pour but que d’isoler des « casseurs/casseuses » qui auraient été reconnu-e-s. Le lendemain dans la presse on nous présentera cela comme des arrestations préventives de personnes susceptibles de « menacer l’ordre public », dormez tranquille braves gens la police veille.
Le groupe nassé, après quelques minutes, décident de tenter une sortie par la force, d’autres groupes à l’extérieur voyant ça en profitent pour, de leurs côtés, essayer d'ouvrir des brèches pour libérer les camarades encerclés. Les coups de matraque et de télescopique pleuvent de tout part sur les manifestant-e-s, s’en suit un gazage en règles des premières lignes de la manifestation. Lors de ces assauts, plusieurs manifestants furent blessés, principalement à la tête.
Tout le monde se regroupe et tente de revenir à la charge pour sortir nos camarades de la nasse. Une fois de plus nous sommes repoussés par les lacrymo et matraques. Les flics, à grands coup de boucliers, tonfa et autres armes contondantes décident d’emmener le groupe nassé quelques dizaines de mètre plus loin dans une petite rue à toute vitesse. La manifestation leur emboite le pas et se retrouve devant cette petite rue pour demander la libération des personnes encerclées. La ruelle étant tellement fliquée qu’aucune action physique n’est possible, il est décidé de bloqué la manifestation, elle ne partira pas sans la libération des camarades. Beaucoup de personnes se massent contre le cordon de CRS, crient, chantent pour soutenir les interpellé-es. La tension monte quand le service d’ordre de la CGT, surement sur ordre de leurs chefs, décide que la manifestation doit continuer et tente de faire avancer le camion de tête de cortège, sachant pourtant que nombre de ses militants ne voulaient pas bouger et demandaient aussi la libération immédiate des camarades. Des manifestant-e-s s’interposent physiquement et bloquent toute avancée, les discussions sont houleuses et ça se bousculent entre service d’ordre CGT et manifestant-e-s. De toute façon rien ne bougera sans libération des personnes nassées. Après un bon moment de tension et voyant notre détermination, la CGT décide finalement d’ouvrir des négociations avec la police pour débloquer la situation. Après plusieurs dizaines de minutes, la CGT annonce qu’il y aura libération que si le cortège avance. La CGT annonce qu’elle accepte en mettant une condition, si au bout de 100 mètres rien ne bougent du côté flic, la manifestation stoppera. Bon nombre de personnes restent au contact du cordon de CRS pour continuer à mettre la pression, une fanfare CGTiste les rejoints et met en musique les slogans de soutien. Les interpellé-e-s sont libéré-e-s au compte-goutte avec une fouille préalable, la négociation de libération sans demande d’identité ayant été acceptée côté flics. Ce n’est qu’au bout de 2h30 que la manifestation pu repartir plus déterminée que jamais au quasi complet, car 2 personnes nassées furent emmenées au poste. Une autre fut interpellée en tête de cortège un peu plus loin. La fin de parcours se fit sans pb majeur.
On peut noter que cette intervention policière n’avait pour unique but que d’interpeller un maximum de personnes du cortège sans étiquette et dans le même temps mettre la pression sur celles et ceux qui auraient voulu s’y placer. On notera bien évidemment aussi que lyon, ville de notre cher et tendre ministre de l’intérieur, G. Collomb du PS, encore peu maire de la ville, est bien connu pour sa farouche opposition à tout mouvement de contestation dans sa ville. Il est aussi un fervent instigateur et défenseur de la vidéo surveillance, de l’expulsion manu militari de tout squat ou lieux alternatifs sur sa ville, de la gentrification des derniers quartiers populaires du centre ville, de la droitisation extrême de la vie politique lyonnaise, … On pourra noter aussi que ce brave homme est à l'origine, sous la houlette de son gourou Macron, du projet de loi ultra sécuritaire appeler à remplacer les mesures de l'état d'urgence par des lois qui entreront dans le droit commun à l'automne après vote de l'assemblée, tout acquise au "petit bonapart emmanuel".
On peut quand même retenir 2 choses positives de cette journée d’action, premièrement beaucoup de personnes sont prêtes à descendre dans la rue et se battre pour défendre leurs droits. Deuxième chose, la solidarité sans faille des manifestant-e-s envers les interpellé-e-s a permis leurs libérations, chose qui à coup sûr, n’était pas au programme des flics, et cela en fait une grande victoire. La lutte continue le 21 septembre ...
Juste une étincelle noire – Fédération Anarchiste Lyon