lundi 21 mai 2018

22 mai Journée d’action unitaire de la fonction publique

Manifestation à 10h départ de la place Bellecour à Lyon

Le gouvernement se radicalise, radicalisons nos solidarités avec les luttes !

Depuis plusieurs semaines maintenant, les cheminots ont engagé un rapport de force historique avec le gouvernement et la Direction de la SNCF contre le projet qui vise à achever ce qu’il reste du service public ferroviaire tout en passant au crible le statut cheminot. Et la mobilisation est loin de faiblir! Pourtant, la classe politique au pouvoir ne s’embarrasse même plus de son image pseudoprogressiste, attachée au dialogue social et vient de réaffirmer sa détermination à passer en force sur cette réforme. Il faut dire qu’au cours de cette première année de présidence macronienne, les coups n’ont cessé de pleuvoir sur les travailleurs comme sur les plus précaires: Ordonnances de la loi Travail, réforme de l’assurance chômage, baisse des APL, réforme de l’ISF, loi ORE, casse du système public ferroviaire, la liste a de quoi donner des sueurs froides à quiconque connaît la dure réalité du système capitaliste.

Malgré tout, des foyers de lutte existent et doivent être soutenus. Bien sûr chez les cheminots.

La tactique éculée de stigmatisation de ces derniers peine à prendre, et ce au grand dam des politiques et des patrons. Au contraire, la solidarité prend forme! Des caisses de grève se sont multipliées et ont atteint des sommes astronomiques, signe d’une détermination fleurissante chez les travailleurs et travailleuses à stopper un gouvernement embarqué, depuis son arrivée au pouvoir, dans une frénésie libérale de casse sociale. À la Poste, nombre de secteurs sont également entrés dans la lutte. La contestation gagne également les lycées et les universités contre la loi ORE, bien qu’étudiants et professeurs subissent la répression violente de l’État.

Récemment, les médias n’ont pas manqué de monter en épingle certaines "violences" qui ont émaillées la manifestation du 1er Mai. S’il apparaît difficile de soutenir une violence tous azimuts et systématique dans les cortèges, surtout lorsque celle-ci se fait au détriment des autres formes de mobilisation, ne nous y trompons pas : elle n’est qu’à l’image d’une violence plus quotidienne et insidieuse, une violence économique, politique et sociale, structurée et entretenue, main dans la main par les systèmes étatique et capitaliste. C’est la violence des mesures gouvernementales qui rognent un par un tous les acquis sociaux des travailleurs, celle des licenciements qui se succèdent au nom de la "compétitivité", celle des forces policières qui protègent les intérêts du patronat à coup de matraques, celle d’un gouvernement qui, au fil des réformes conduites et annoncées, se radicalise, réprimant à tout va et passant systématiquement en force ses mesures.

Aujourd’hui, il nous faut organiser et ancrer les luttes là où elles émergent et sont prêtes à grandir. Nos victoires locales pourront servir de modèles à d’autres, pour se déployer avec le concours de toutes celles et tous ceux prêts à se battre. Il nous faut soutenir les luttes en cours, à la hauteur de nos moyens individuels ou de nos organisations ; entretenir et développer nos liens de solidarité. Ainsi, nous pourrons favoriser la prise de conscience de ce système d’exploitation capitaliste. Ainsi nous pourrons contrer ce système politique centralisateur et autoritaire. De là pourront se créer les nouvelles institutions, par la maîtrise des travailleurs à la base.

Notre première ambition doit être la suivante : nous réapproprier les services publics pour les rendre accessibles à toutes et tous : ces services doivent être de qualité, tendre à la gratuité ; il faut que leur gestion passe aux mains des collectifs des travailleurs regroupés en syndicats ou structures de classe, seuls capables de contrôler et d’organiser la production avec les usagers des secteurs concernés, et ce à la hauteur des besoins de tous et de chacun. Par extension, la gestion d’un quartier, d’une commune, doit se faire sur une base égalitaire et doit permettre à toutes et tous de bénéficier des services municipaux indispensables.

Fédération Anarchiste

Mobilisation hexagonale contre le danger fasciste le samedi 26 mai

Différents collectifs qui luttent contre l’implantation des locaux fascistes et plus globalement de l’extrême-droite dans nos villes organisent une mobilisation nationale le samedi 26 mai. Des manifestations auront lieu à Strasbourg, Marseille, Lille, Bordeaux...
A Lyon, rendez-vous à 14h30 place des Terreaux.

Contre le danger fasciste, occupons le terrain de la lutte !

De l’Aube Dorée grecque à l’AfD allemande, du Jobbik hongrois au FN français, l’Europe connaît aujourd’hui une offensive inédite de l’extrême-droite fasciste. Encouragée par les politiques réactionnaires, racistes, antidémocratiques et antisociales des différents gouvernements européens, et du gouvernement Macron en premier lieu, les nouveaux fascistes s’attaquent aujourd’hui conjointement aux migrant.es qui tentent de passer les mers et les cols, aux étudiant.es qui se mobilisent contre le tri social à l’université (à Montpellier, Strasbourg, Paris ou Lille), aux non-blancs, personnes LGBTIQ+ ou militants politiques et syndicaux, à l’image du local lyonnais de la CNT mis à sac le 30 mars dernier.
À l’instar du mouvement Bastion social apparu récemment, les locaux fascistes se multiplient dans nos villes et nos quartiers. Paris, Lyon, Marseille, Lille, Strasbourg, Chambéry, Bordeaux et combien d’autres villes ou territoires sont aujourd’hui confrontées au quotidien à la présence toujours plus menaçante de ces groupes. Gonflés à bloc par le très raciste projet de loi "Asile et Immigration" du sinistre Collomb, les identitaires continuent leur campagne contre les exilé.e.s avec leur flotte "anti-migrants" à l’été 2017 ou plus récemment leur blocage sauvage du col de l’Echelle. Bastion social quand à lui, ouvre au même moment à Lyon, Chambéry, Marseille, Strasbourg et Aix-en-Provence des locaux qui prétendent discriminer racialement les sans-domicile.
Ces différents groupes, au-delà de leurs spécificités, entretiennent tous des liens directs et indirects avec le parti qui fédère et organise massivement les fascistes depuis plus de 40 ans : le FN. Le parti frontiste, qui offre à tous ces groupes la perspective d’une prise de pouvoir à court ou moyen terme, constitue aujourd’hui un danger mortel pour tou.tes les exploité.es et les opprimé.es. N’ayant jamais rompu ni avec sa filiation avec le fascisme historique ni avec les groupuscules les plus violents (comme le GUD ou le Bastion social), le FN est cependant devenu une force électorale de premier ordre puisqu’il a totalisé un record historique de 10,6M en mai 2017.
La période que nous vivons sera déterminante quant à la possibilité pour des groupes fascistes d’acquérir durablement une présence dans nos villes, à nos frontières et comme force électorale. C’est pourquoi occuper le terrain de la lutte pour la fermeture des locaux fascistes, la dissolution des groupes criminels et contre les apparitions publiques du FN doivent être des priorités dans la lutte pour les droits sociaux et démocratiques.
Alors que Macron et son gouvernement répriment toujours plus durement les migrant.es, les étudiant.es mobilisé.es, les Zadistes, les quartiers populaires et les grévistes, il laisse agir, voire encourage le passage à l’acte des groupes fascistes. Partout où ils le font, ils rencontrent néanmoins une opposition déterminée, radicale et unitaire, la nôtre. Il ne tient donc qu’à nous de mettre en place une riposte antifasciste à la hauteur du danger.
C’est pourquoi nous appelons à faire du 26 mai une journée nationale de mobilisation antifasciste contre le développement du FN, des groupes et des locaux fascistes.

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Appel lyonnais du collectif pour la fermeture du Pavillon Noir

Toutes et tous ensemble, Fermons le local néo-nazi du Bastion Social ! Et tous les locaux fascistes !

Depuis de nombreuses années, l’extrême-droite radicale a choisi Lyon comme son terrain de jeu favori pour lancer et/ou renforcer son emprise sur la politique française.
Les ouvertures de locaux et les créations de groupuscules se sont multipliées depuis 2010 :
  • - Local « la Traboule » (2010) et la salle de sport réservé aux blancs « l’Agogé » (2016) par Génération Identitaire (mouvement à l’origine de nombreuses actions « coups de poings » contre les migrant.e.s et les demandeurs/ses d’asile) ;
  • - Local officiel de l’Action Française (groupuscule royaliste) en 2016 ;
  • - Local « la Maison Bleue » du Parti Nationaliste Français (mouvement réactivé suite à la dissolution de 2 groupes fascistes lié au meurtre de Clément Méric)
  • - Local « le Pavillon noir » du Gud- Bastion Social (2017) ;
  • - Présence d’une section locale d’Alliance Vita (intégristes religieux) et une présence des réactionnaires religieux ;
  • - Ouverture prévue en septembre 2018 d’un établissement de formation pour cadres d’extrême droite par Marion Maréchal Le Pen

    La présence de ces groupuscules et l’ouverture de leur locaux au public favorisent le développement de leurs thèses racistes, sexistes, LGBTphobes et permettent la coordination d’actions violentes qui ont déjà conduit à de nombreuses agressions physiques et le saccage de locaux militants sur Lyon.
    Et malgré tout cela, la Mairie Centrale et la Préfecture restent étonnamment silencieuses sur ces questions (aucune prise de position claire depuis 2010). Les seules positions prises sont de mettre dos à dos les antifascistes et les fascistes.
    Les liens avec le Front National de certains de ces groupuscules sont avérés alors que d’autres sont en relation directe avec la frange néo-nazie la plus violente.
    En dépit de ce triste constat, le combat antifasciste n’a pas cessé ! En 2011, un local néo-nazi à Jean Macé a pu être fermé grâce à la mobilisation populaire.
    Unissons nos forces en 2018 pour montrer que Lyon et ses habitant-e-s seront au cœur de la lutte contre ces groupuscules !

    Manifestation festive et populaire
    Samedi 26 mai 14h30 - Place des Terreaux


    Source : rebellyon

jeudi 3 mai 2018

Non-violence ou violence dans la lutte : fais ton choix camarade, mais laisse tranquille les autres

Alors que les forces de répression de l’Etat vont bientôt frapper, à nouveau, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
NON-VIOLENCE OU VIOLENCE DANS LA LUTTE : FAIS TON CHOIX CAMARADE, MAIS LAISSE TRANQUILLE LES AUTRES
Libre à chacun de lutter comme il l’entend face à la violence du pouvoir et de ses serviteurs zélés. Parmi les formes de résistance, la non-violence est un choix tout à fait respectable qui peut revêtir des façons d’agir très diverses. Parallèlement, d’autres, parmi nous, font parfois le choix de la violence dans la lutte, à divers degrés, tout en désirant pareillement une société non-violente où les mots liberté, égalité et fraternité ne seraient plus réduits à une illusoire décoration masquant la réalité quotidienne de la domination, de la misère et de l’oppression.
Malheureusement, parmi les partisans de la non-violence, la mode est, de plus en plus, à la condamnation sans appel des autres formes de lutte. Certains caciques, soigneusement apprêtés et préparés, sont même devenus des spécialistes du genre, distribuant les bons et les mauvais points, sans jamais descendre eux-mêmes dans l’arène.
Pourtant, la moindre des choses serait, justement, que ceux qui ne prennent aucun risque, qui se contentent de parler, qui se gargarisent de leur prises de position dans les médias, qui se targuent de marcher docilement dans des manifestations sans abimer quoi que soit, et qui, bien sûr, se pressent au premier rang des innombrables pétitions à signer, que ceux-là aient au moins la décence de laisser librement lutter les autres.
Ces sempiternels chantres de la bienséance, ces bureaucrates syndicaux grassement payés par leurs adhérents smicards, ces professionnels de la politique passés de la lutte des classes à la lutte des places, tous ces prophètes du tabou de la violence révolutionnaire servent en réalité des intérêts contraires à ceux qu’ils sont censés défendre. Car ils se posent en tampons entre le pouvoir et ses opposants, en amortis des colères, en modérateurs des révoltes, appelant inlassablement au calme et à la discipline, et condamnant perpétuellement les casseurs, zadistes, saboteurs, faucheurs, squatteurs, tagueurs, émeutiers, anarchistes et autres révolutionnaires.


A ces batteleurs, je suggère cette réponse :
« Vous qui revendiquez, tambour battant, la Révolution française, la Commune de Paris et la Résistance au nazisme, sans jamais avoir l’idée sinon le courage d’agir pareillement, ayez au moyen la décence et l’humilité ne pas donner de leçon à ceux qui osent prendre le relais de vos illustres exemples. Assez de pitreries et de rodomontades. Faites comme bon vous semble, mais pour ce qui est des anathèmes, taisez-vous. »
Yannis Youlountas
https://www.youtube.com/watch?v=fHr8lnJUNL4

Source : http://blogyy.net/2018/04/09/non-violence-ou-violence-dans-la-lutte-2/

mercredi 18 avril 2018

Soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes à Lyon

Plusieurs dizaines d'autocollants DIY ont fleuri le week end dernier dans les rues de Lyon en soutien aux camarades en lutte de Notre-Dame-Des-Landes.


Toutes et tous en grève jeudi 19 avril !


Le gouvernement, après avoir mis en place par le 49.3 les ordonnances démantelant le code du travail, s’attaque à la fonction publique au travers du plan « Action Publique 2022 » lancé en octobre. Il prévoit un recours accru aux contractuels, la rémunération au mérite, un renforcement de l’autorité hiérarchique, la suppression d’un grand nombre de postes de titulaires chaque année (120 000 sur 5 ans), une révision des instances de « dialogue social », une révision du régime des retraites et en toile de fond l’attaque du statut général des fonctionnaires et à terme la fin possible de certaines fonctions publiques.

Cela fait des années que les gouvernements successifs s’attèlent à ce démantèlement, non remplacement des départs en retraites donc suppression de postes et dégradations des conditions de travail, gel de la valeur du point d’indice de 2010 à 2016, et de nouveau en 2017, recours à une main d’œuvre contractuelle malléable, interchangeable et jetable, sous-traitance de certaines tâches aux secteurs privés (utilisation de main d’œuvre sous payée et à temps partiel remplaçant des temps pleins), exigence d’économie chaque année sous peine de sanctions (1,2 milliards pour les hôpitaux en 2018), privatisation totale ou partielle de certains secteurs (France télécom, la poste, le fret, …), … le seul but étant la rentabilité à tout prix au détriment des usagers/patient-e-s. Macron veut donc finaliser ces années d’attaques par une mise à mort du secteur public.
L’État a ouvert les hostilités en s’attaquant au statut des cheminots et en annonçant l’ouverture à la concurrence du transport de passagers/ères d’ici quelques années. Pour ne pas faire trop de remous le gouvernement annonce que le changement de statut ne s’appliquera qu’aux nouveaux/elles embauché-e-s mais on voit bel et bien qu’à terme le statut spécifique des cheminots va disparaitre et une partie du transport ferroviaire privatisé purement et simplement. Le passage envisagé du statut de la SNCF en société anonyme est un premier pas vers la privatisation. Rappelons que 29 ans après la privatisation de British Rail, deux Britanniques sur trois souhaitent une renationalisation complète : hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés, réduction continue des personnels...
La SNCF n’est pas la seule dans la ligne de mire, tous les secteurs de la fonction publique sont concernés. Les plus durement touchés sont déjà entrés dans la lutte depuis quelques semaines, grèves dans les EHPAD, les urgences des hôpitaux, à Météo France, à la SNCF à partir du 3 avril, …
Pour le gouvernement, allié du capitalisme, seuls la rentabilité et le profit importent. Les cheminots et les usagers ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour défendre leurs intérêts communs et imposer un véritable service public autogéré.
La Fédération Anarchiste dénonce et combat cette société où, depuis sa création, l’État est au service d’une classe sociale, celle des puissants et de l’argent roi au détriment des individu-e-s.
C’est pourquoi nous sommes pour un changement radical de société par la lutte des classes, qui serait basée sur l’égalité sociale et économique, la démocratie directe et le fédéralisme libertaire.

Ils ont besoin de nous, nous n’avons pas besoin d’eux !

Fédération Anarchiste